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politique et societe

Libéralisation de l'énergie : la grande arnaque !...

Publié le par frico-racing

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Libéralisation de l'énergie : la grande arnaque !...
Le prix du gaz augmente une nouvelle fois. Castex bloquera les prix, après demain ! En résumé, il est venu sur TF1 pour confirmer aux Français qu’ils allaient payer. Pendant ce temps, les 3 principaux fournisseurs versent 9,55 milliards à leurs actionnaires.
Il y a 75 ans, la loi du 8 avril 1946 présentée par le ministre communiste de la Production industrielle, Marcel Paul nationalisait les industries électriques et gazières. Ainsi naquit EDF-GDF... En 2007 :  L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie promettait de meilleures offres pour les particuliers !... Ces mêmes discours démagogiques furent tenus pour la privatisation de France-Telécom, de la Poste, avec les résultats qu'on connait !...
Ouverture des marchés et service public sont 2 notions contraires

La fourniture d'énergie est un service auquel tout à chacun doit avoir accès : ce devrait être un service public. Au nom du "marché libre et non faussé" la politique ultralibérale de Bruxelles a instauré l'ouverture des marchés de l'énergie (électricité et gaz, notamment), qui services publics ; étaient auparavant des monopoles d'état. L'État français soumis à l'UE avance dans cette voie, avec la privatisation progressive d'EDF, la vente, fusion de GDF...

L'ouverture des marchés est un cadeau pour les entreprises privées, financé par le contribuable.
L'ouverture des marchés de l'énergie est une initiative du lobby libéral de la Commission Européenne, qui avance les arguments habituels de la libéralisation et des ses bienfaits pour le consommateur final. Le tarif réglementé de vente de gaz réservé à Engie, qui concerne encore un tiers des 10,7 millions d’abonnés, a été relevé de 9,96 % au 1er juillet et de 5,3 % au 1er août, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Sur le marché de gros de l’électricité, le mégawattheure pour fourniture en 2022 approche 80 euros, alors qu’il n’a été que de 46 euros en moyenne en 2020. L’électricité a encore augmenté de 0,48 % en août, après + 1,93 % en février et deux augmentations plus fortes en 2020.
Avant août 2000, le prix du KWh était proposé par le gouvernement et mis en débat au parlement. Il était indexé sur le coût de revient (production, transport, distribution) du KWh réalisé par un Epic (Établissement public et Industriel et Commercial) : Edf et Gdf.
La privatisation d’Edf et la multiplicité des opérateurs privés (43 au total) devait faire baisser le prix du KWh. Il n’en est rien. Les nouveaux opérateurs visent la plus forte rentabilité possible à partir de la mise à disposition du réseau et du parc de production qui appartiennent aux collectivités territoriales (FNCCR – Fédération des Concessionnaires Collectivités et Régies).

Ces nouveaux opérateurs bénéficient, à travers l’ARNH (Accès réseau nucléaire historique), d’un ¼ de la production nucléaire depuis 2010 à un prix très avantageux de 42€ le Mg Wh. Ceci afin d’assurer leur survie, de manière artificielle, et non d’offrir les meilleurs prix et le meilleur service aux usagers. Les 43 opérateurs n’assurent aucun service social en aval des FSL (Fonds Solidarité Logement). Le plus souvent c’est EDF qui doit reprendre la main après saisine du CCAS de la commune du foyer en difficulté.

Ils ont l’obligation de promouvoir l’amélioration de l’habitat mais peinent à atteindre les objectifs visés… Le chèque énergie issu de la loi Brottes devait permettre d’éviter les drames par le recours à des chauffages de substitution. Alors qu’il est à disposition pour toutes les énergies, fioul, bois, électricité et gaz …
Des taxes sur les taxes
Les taxes sur l’énergie contribuent fortement à renchérir son coût final pour les usagers alors qu’il s’agit d’un service de première nécessité qui permet l’hygiène, l’accès à l’éducation, au maintien de la santé, à une vie digne et décente. La précarité énergétique touche aujourd’hui 12 millions de foyers. Les usagers souffrent également d’une dégradation de la qualité de service et de l’accessibilité (fermeture de 400 boutiques EDF, notamment)...

CSPE, TCFE, TICPE, TICGN, CTA… Derrière ces acronymes, une réalité : la profusion de taxes et contributions qui pèsent sur les factures d’électricité, de gaz ou de fioul domestique en s’ajoutant à la TVA… et en la faisant gonfler, puisque la TVA s’applique également à ces taxes. Et l’impact sur les factures de cette curiosité fiscale est bien loin d’être anecdotique puisqu’elle occasionne un surcoût annuel sur le budget énergie des ménages :

  • de 57 € pour les logements chauffés à l’électricité ;
  • de 48 € pour les logements chauffés au gaz ;
  • de 79 € pour les logements chauffés au fioul.

Au total, c’est plus de 1,4 milliard d’euros que l’État ponctionne chaque année au titre de la TVA s’appliquant sur les taxes, dont 1 milliard d’euros sur la seule électricité.

La FNME CGT propose un Programme Progressiste de l'Énergie (PPE) en France.

"Son organisation reposerait sur deux EPIC (établissements publics à caractère industriel et commercial), un pour le gaz et un pour l’électricité. Chaque EPIC regrouperait l'ensemble des activités de sa filière.

Un tarif unique permettrait l'accès de tous au bien vital qu'est l'énergie. Organisé en fonction des besoins des usagers et non plus d'intérêts financiers, ce service public de l’énergie permettrait également de planifier les besoins de la transition énergétique..."

Ce qui s'oppose frontalement aux directives européennes : "Le marché libre et non faussé" ; (d’où la nécessité de sortir de l'UE souligné par moi )

Rappel :

Il y a trois an, sur un fond de mécontentement sociale grandissant ; la fronde des Gilets jaunes naissait sur Facebook : http://www.frico-racing.com/2018/11/17-novembre-2018.html Dès la mi-octobre 2018, des vidéos d’internautes font des milliers de vues en s’élevant contre la hausse des prix des carburants, les taxes et la baisse du pouvoir d’achat... Le 16 octobre 2018, le prix du litre de gazole, (produit fiscal par excellence), alors en forte hausse, commençait à susciter une grogne dans tout le pays....(aujourd'hui à 1,50€ (10frs) le litre !)... À ce moment-là, il est encore principalement question de pouvoir d'achat et de précarité. La « taxe carbone » cristallise notamment les tensions car, pour les citoyens en colère, elle symbolise le combat contre la pollution aux dépens des plus faibles... La date du 17 novembre commence à faire consensus le mouvement était lancé !

Frico

Source : en partie INDECOSA/CGT

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Publié dans Politique et Société

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