Terrorisme, peurs, propagande et désinformation

Publié le par frico-racing

Une réalité augmentée ?  

Sur 294 attentats en Europe en 2009, 1 attribué au terrorisme islamiste...

La peur du terrorisme islamiste sur le Vieux Continent est inversement proportionnelle à sa réalité : c’est l’un des enseignements de la première enquête sur le sujet de l’agence Europol.

(N'est pas comptabilisé par cette agence le "terrorisme d'ETAT" impliquant des agents spéciaux, mercenaires et autres barbouzes et on comprend pourquoi ! (souligné par moi, le "Nobel de la paix 2012 vaut bien cette omission))

Le premier rapport annuel sur le terrorisme de la toute jeune, et très sérieuse, agence intergouvementale Europol vient d’être rendu public. Il met à mal un certain nombre d’idées reçues, sur l’état de la menace en Europe et ceux qui en sont responsables.

 Un seul attentat est à mettre au compte du terrorisme islamiste...

Cet unique attentat à la bombe, revendiqué par un groupe islamiste, a été commis en Italie.

Les responsables antiterroristes européens continuent néanmoins à considérer la menace islamiste comme la plus importante des menaces terroristes - qui, selon les mêmes, serait de manière générale "réelle et sérieuse".terrorisme-c9c47

Ils considèrent que, contrairement à leurs homologues séparatistes ou politiques, qui s’en prennent le plus souvent aux représentants de l’Etat, les "radicaux musulmans" visent à faire le plus de victimes civiles possibles et frappent à l’aveugle.

En outre, les terroristes islamistes ont choisi de mener leurs opérations contre les intérêts européens loin du Vieux Continent, essentiellement en Afrique saharienne et sahélienne, dans la corne de l’Afrique, en Irak, dans quelques Etats du Golfe, en Afghanistan et au Pakistan. L’actualité récente nous le rappelle tragiquement...

 L’immense majorité des attaques terroristes sont liées au séparatisme, exclusivement en France et en Espagne : 89 sur le sol Français, 148, pour l’essentiel attribuées à l’ETA, de l’autre côté des Pyrénées - pour un total de 237 sur 294 en 2009. 40 attentats sont attribués à des mouvements anarchistes ou dit d’extrême gauche, 4 à des mouvements d’extrême droite.

 Le nombre d’attentats ne cesse de baisser. La décrue, entamée en 2008, s’est accentuée en 2009 : 581 attaques, effectives ou avortées, recensées il y a trois ans, 441 en 2008, 294 en 2009. Soit 33% de moins qu’en 2008, pratiquement moitié moins qu’en 2007. Plus inattendu encore, elles n’ont touché que six pays de l’Union européenne - la France, l’Autriche, la Grèce, la Hongrie, l’Italie et l’Espagne.

Le nombre d’arrestations liées à des affaires de terrorisme a lui aussi diminué, passant en trois ans de 841 à 587.

Le nombre de tués a en revanche augmenté : quatre victimes en 2008, sept en 2009, toutes membres des forces de l’ordre.

Le nombre d’attentats a été pratiquement divisé par deux en Europe entre 2007 et 2009...

Source L'Express (extraits)  link


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Pour aller plus loin, quelques définitions du terrorisme :

Il est beaucoup question de terrorisme depuis le début des années 1970, et plus encore depuis le 11 septembre 2001. Tout le monde en parle, tout le monde appelle à combattre ce fléau. Mais qu'est-ce au juste que le terrorisme ?

Aux Nations-Unies, malgré des années de discussion en vue d'aboutir à une convention internationale, il n'a pas été possible de se mettre d'accord sur la signification de ce terme. Dire, comme le fait le Petit Larousse, qu'il s'agit de "l'ensemble des actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité ou renverser le gouvernement établi", c'est ne prendre en compte qu'une partie du problème.
Un des deux points de divergence au sein de l'ONU réside précisément dans la distinction à faire ou à ne pas faire entre organisations terroristes et mouvements de libération...(la Résistance Française durant la guerre n'était elle pas taxée de terroriste ?).

L'autre a trait au terrorisme d'Etat, dont certains vont jusqu'à nier l'existence (Agents spéciaux, mercenaires, barbouzes, etc...).

Le terme "terrorisme" ayant une valeur péjorative, plus personne ne s'en réclame. A chacun donc d'apprécier si une organisation doit être qualifiée de terroriste ou si, au contraire, il convient de la classer parmi les mouvements de libération, considérés eux comme tout à fait légitimes. (Dans son préambule, la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU reconnaît implicitement le droit "à la révolte contre la tyrannie et l'oppression".)

Notre société invoque sans cesse la liberté, mais il s'agit toujours de la "liberté" pour les autres de s'aligner sur nous. Il est évident que l'impérialisme culturel entraîne chez ceux qui en sont victimes frustration et révolte.
Une autre cause de révolte réside dans l'agression étrangère permanente à laquelle sont soumis certains peuples (occupation des territoires palestiniens, guerre contre l'Irak, interventions militaires ou "clandestines" multiples un peu partout dans le monde). Sachant que l'impuissance face à la brutalité et à l'arrogance de l'agresseur conduit infailliblement à des actes de désespoir.
Le terrorisme est donc souvent (mais pas toujours) un signe de faiblesse qui se manifeste lorsque tous les autres moyens de lutte collective sont inexistants ou inefficaces. Il émane en général d'une organisation, aussi rudimentaire soit-elle, et n'est que rarement l'acte d'un individu isolé.

Enfin, comme la frustration nationale et la frustration culturelle, la frustration sociale peut elle aussi déboucher sur une riposte violente. 

Des citations :

"On a tort de penser que le terrorisme serait l'instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l'arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c'est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur."
Noam Chomsky, dans son article Terrorisme, l'arme des puissants paru en décembre 2001 dans le Monde Diplomatique

"La guerre est le terrorisme des riches."
Peter Ustinov

"Le terrorisme moderne est le moyen par lequel les oligarchies mènent contre les peuples une guerre clandestine qu'il serait politiquement impossible de mener ouvertement...Le terrorisme est intrinsèquement une activité contrôlée par une faction du gouvernement, agissant probablement sous l'influence de groupuscules financiers qui sont généralement l'ultime source d'autorité sur notre planète mondialisée."
Webster G. Tarpley, dans La Terreur fabriquée


En conclusion une population qui a peur est plus réceptive aux idées qu’on veut lui inculquer qu’une autre qui se sentirait en sécurité.

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La paranoïa est un sentiment plus fort que la peur. A ce stade, la cible est prête à accepter n'importe quoi. La propagande s'évertue donc à transformer la peur en paranoïa pour mieux contrôler les pensées.  L'histoire a montré à maintes reprises "l'efficacité" de ces méthodes de manipulations des cerveaux...(Les BR et la loge P2, Les Irlandais de Vincennes, Le coup de Tarnac, les armes de Sadam et la guerre d'Irak, etc...)

Si le terrorisme est une réalité de notre époque, lié pour l'essentiel aux injustices de la société souvenons aussi :

"Qu'une société prête à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."

(Benjamin Franklin)


Voir aussi :

-ACRIMED : link

-Un exemple typique de désinformation link


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