Le FN parti ouvrier ??

Publié le par frico-racing

(Cet article a été actualisé le 24/11/2011, le13/6/2012), le 03/03/2015


NON !

Toute l'histoire de ce parti est l'illustration du contraire*.

Le débat lancé par notre FFMC à l'occasion des élections 2012 et les commentaires auxquels, il donne lieu sur le FN, me font réagir et montre que la lutte contre le fascisme même "peroxydé" ne doit pas être relâché.

La châtelaine de Saint-Cloud prétend être la candidate des plus démunis  ? Mais ses sénateurs n’ont rien trouvé à redire aux coupes budgétaires imposées à l’assurance maladie et aux hôpitaux, ni aux multiples cadeaux du gouvernement aux grandes entreprises. Quant à ses élus locaux, ils frappent dans les logements et tarifs sociaux, saignent les associations qui font vivre la solidarité au quotidien. La peste brune prétend laver plus blanc que blanc ? Elle est pourtant en passe de détenir le sinistre record d’élus condamnés et mis en examen. Combien de temps encore laissera-t-on dire à celle qui fréquente les bals autrichiens néonazis être « la garante de la République » ?


"Il est encore fécond le ventre d’où surgit la bête immonde"france-veille-antifasciste-presidentielles-20-L-JH9GpMMarine Le Pen en compagnie de Franz Schönhuber,* ex-waffen SS de la division «Charlemagne ». (La candidate à la présidence de la république s'affiche avec un Waffen SS lors d'une conférence de presse à Munich en 1997.)


Trop de complaisance conduit aujourd'hui à la banalisation du FN.
Pour beaucoup, (y compris dans notre milieu motard) se revendiquer de ses "idées" n'est plus tabou (le poison du Sarkozisme est passé par la !)...Pire, de futures alliances entre les droites  se profilent pour l'avenir. 

Nadine Morano (et beaucoup d'autres à l'UMP) ne partagent t'ils pas «les mêmes valeurs» que les électeurs du FN ?

Si des "paumés" des couches populaires se trompent de colère et se laissent prendre à sa démagogie, creuser un peu son programme et ses prises de positions (parfois très changeantes) peuvent à mon sens aider à y voire plus clair.

Lors du mouvement contre la prétendue réforme des retraites de l'automne 2010, il était aux abonnés absents, ayant préféré mettre en berne son programme.

En effet, au moment où les salariés étaient en lutte contre le report de l'âge de la retraite à 62 et 65 ans, on pouvait y lire, quelque temps auparavant :

« Nous préconisons le retour à 65 ans de l'âge légal de la retraite, pour tenir compte de la réalité des parcours (entrées tardives sur le marché du travail, périodes de chômage...) après quarante annuités de cotisation. Par ailleurs, nous donnerons la liberté aux Français de travailler au-delà s'ils le désirent.»

Marine Le Pen le 22 octobre 2010 déclarait encore :

«Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos…Voilà deux  semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grève, manifestations et blocus … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers.»

Bruno Gollnisch le 4 novembre 2010 :

«le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT…Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi…La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre.» 

Il est hostile à toute organisation du mouvement ouvrier, il dénonce systématiquement les activités des syndicats.

Il souhaite d’ailleurs (à l'image de Petain) les remplacer par des corporations bien inoffensives où les travailleurs et les patrons auraient soi-disant les mêmes intérêts.

Jusqu'à une date récente, le FN dénonçait l'impôt sur la fortune, l'ISF, comme étant un «trompe-l'œil, davantage symbolique qu'utile, facteur de délocalisation des capitaux dans le cas de participations dans des entreprises à faible résultat». Récemment, Le Pen (père), président « d'honneur » du Front National, déclarait sur France-Inter :

«le Front National a toujours été (...) pour la réduction du nombre considérable de fonctionnaires dans notre pays».

Effectivement, le Front National (comme la droite dite classique) affirme vouloir, «diminuer le poids de l'État français, que ce soit au niveau des réglementations, mais aussi de ses dépenses : non-remplacement des départs en retraite des fonctionnaires, privatisations etc...».

Extrait de son programme :

"Abroger le PACS", "abroger la loi Aubry" (35 heures), "donner à l’embryon humain le statut juridique de la personne" (interdire l'avortement)... et rétablir la peine de mort.

Historiquement, le FN, c'est :

-Le déni des chambres a gaz.
-La participation à divers rassemblements néo-nazi et fascistes en europe.

-L'acceptation et la revendication de la torture (Algérie).
-La haine de "l'autre"...immigrés, homos, etc (bouc émissaire).

-C'est le président "d'honneur" du FN, JM Le PEN ("ami" avec Pinochet), qui cite un poème de Brasillach, l’homme qui avait dit à propos des juifs pendant l'occupation : « Les ramasser en bloc avec leurs petits. »

-Marine Le Pen qui fut membre d’un groupe parlementaire européen composé de 20 parlementaires se nommant Identité Tradition Souveraineté (ITS)...avec Alessandra Mussolini ! petite-fille du « Duce » Benito Mussolini qui avait déclaré à la télé avec beaucoup de classe « Meglio fascista che frocio ! » ce qui signifie en bon français : « Mieux vaut être fasciste que pédé ! ».

-Quand dans une même émission, Marine Le Pen, fustige les travailleurs immigrés et que l’instant d’après elle demande la présence de l’armée pour protéger les multinationales qui exploitent et pillent les richesses d’autres pays, on comprend que son seul objectif est la défense du capitalisme !

C’est d'ailleurs souvent à cause de cette colonisation économique, que les populations spoliées n’ont d’autre choix que l’immigration.

Ceci dit, que seul ce parti "semble coller" à une partie de nos revendications motardes (même si elles ne sont pas essentielles à la marche du monde) est en effet déplorable ; mais ce n'est pas une raison pour jouer avec le feu !
Une élection comme les présidentielles (tant attendue), ne peut se réduire à la seule acception ou non de nos revendications catégorielles. Les enjeux sont tout autres...
C'est un choix de société qui s'avance pour l'avenir :
-Plus ou moins de solidarité et de justice ?
-Une redistribution (l'impôt) pour le plus grand nombre, ou une minorité de privilégiés ?
-Le progrès ou le recule de civilisation ?
-En un mot "Mettre ou non l'humain au centre" ?

A ces questions, ce ne sont pas les héritiers de Vichy, de la collaboration avec les Nazis, de l'OAS, d'ordre nouveau, du GUD et autres CFT/CSL qui apporteront les bonnes réponses.

"Un peuple sans mémoire est un peuple mort"

frico

fafLa nébuleuse fasciste


Articles associés :

Vers un TOTALITARISME rampant ?

11 Septembre...1973


Mediapart : link


*Voir : Histoire de l'extrême droite

link

-Le programme du FN (analyse CGT)

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Une vidéo édifiante

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Petite définition du fascisme :
Etymologie : de l'italien fasci, faisceau (emblème de l'autorité de la Rome antique utilisé par les milices de Mussolini).
Au sens strict, le fascisme (apparu en 1919) est le régime, né de la crise qui a suivi la Première Guerre Mondiale, mis en place par Benito Mussolini en Italie de 1922 à 1945. Celui-ci est fondé sur la dictature d'un parti unique, sur un pouvoir autoritaire, nationaliste et anticommuniste.
Politique soumise au militarisme et aux castes dominantes, le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme (culte de la personnalité) et importance du chef, de la hiérarchie), avec un individu qui doit s'effacer devant l'Etat.

Rejetant les droits de l'homme, il s'accompagne d'un Etat policier fort et sécuritaire, l'interdiction des syndicats, (remplacée par une organisation verticale des métiers en corporation), d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire.
Le fascisme est une des formes du totalitarisme.

Au-delà du régime mussolinien, le terme "fasciste" sert souvent à qualifier des régimes autoritaires, totalitaires, proches dans leur forme du fascisme italien : du nazisme, régime de Franco, régime de Vichy...
Outre les Nazis (nationaux-socialistes allemands), le régime fasciste de Mussolini a influencé et influence encore nombre de mouvements ou partis d'extrême droite en Europe et dans le monde.


*Qui est Franz Schönhuber ? 

En 1942 à Munich, Schönhuber "milite" aux jeunesses hitlériennes, adhère au NSDAP, puis s'engage à l'âge de 19 ans dans la Division SS Charlemagne. Décoré de la croix de fer.

Après la guerre, il s'engage chez les chrétiens démocrates de la CDU-CSU.

En 1981, suite à la publication de Ich war dabei (J'en étais), il est accusé de minimiser les crimes du régime nazi, ce que la justice ne retiendra pas. Il dut en revanche démissionner de plusieurs de ses fonctions médiatiques, dont la présidence de l'Union des journalistes bavarois.

Suite à une scission avec la CDU-CSU, il est l'un des co-fondateurs du parti nationaliste allemand Die Republikaner en 1983, et en est alors le président, poste dont il démissionne en 1990 pour « laisser la place aux jeunes ».

Il est l'auteur d'une biographie partisane sur Jean-Marie Le Pen en 1997, Le Pen, der Rebell (Le Pen, le rebelle), et assiste à sa conférence le 5 décembre 1997 à Munich, où ce dernier qualifie les chambres à gaz de « détail ».

Il est candidat au Bundestag en 1998 sous la liste Deutsche Volksunion et écrit alors pour le journal nationaliste Deutsche Nationalzeitung .  


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