Le caritatif en question !

Publié le par frico-racing

A chaque campagne des "SIDACTION, TELETHON, RESTOS du COEUR ou cata naturelle...des questions autour du « caritatif » sont posées ?

On peut donc à la fois « s’investir » en participant et questionner sur les tenants et aboutissants d’une tendance lourde et substitutive  aux « carences » de l’ETAT.

enfoirés

Définitions :

« Action caritative »:

Action relative à la charité, l’action caritative peut avoir pour synonyme : charitable, bienfaisante, bienveillante.
Une personne ou une organisation agit par bonté, en posant un acte à l'endroit de telle ou telle autre...De plus en plus substitut à

« L'action sociale publique »:

Qui  est plus une politique, une obligation d'un gouvernement à l'endroit de son peuple (par exemple réduire le taux de chômage, protéger les plus faibles).

Aujourd’hui dans nos sociétés, les deux sont souvent amalgamés  notamment quand l’ETAT se désengage de ses missions en abandonnant ses prérogatives de protection sociales (au sens large) solidarité avec les plus démunis, santé, retraite…

La différence entre les deux est que « l'action sociale » obéit à des règles et des choix politiques, qu’elle procède d’une solidarité obligatoire et que son financement est public (impots).

De plus elle reçoit ses instructions du gouvernement...(émanation du peuple ?).

En revanche l'action caritative est autonome et peut choisir de répondre à d'autres règles, elle peut se revendiquer d'une religion par exemple. Son financement peut-être soit public (subventions) soit privé (mécénat, dons, ventes de produits dérivés) soit les deux.

Cette question de la solidarité nationale obligatoire rejoint celle de l’impôt proportionnel, de son équité  et de sa progressivité :
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Est-il juste de faire payer les riches ?*

Aujourd’hui, près de 75% des recettes fiscales du pays viennent des 12% de la population la plus aisée, mais les deux tiers des recettes provenant de l’impôt sur le revenu sont assurés par les salariés !

Or, sans la participation à l’impôt (qui tend a diminuer) de la minorité fortunée, on ne pourrait pas financer et rendre accessible à tous des services publics efficaces, gages d’un niveau de civilisation élevée (en particulier l’accès à la santé et à l’éducation).

Pour mémoire, une année de scolarité au collège coûte 8200 euros par élève. Sans la solidarité nationale et l’impôt, combien de personnes en France auraient les moyens de financer la scolarité de leurs enfants sans s’endetter ?

De plus, des services publics "gratuits" (éducation, santé) et accessibles à tous, permettent aux plus grand nombre d’utiliser leurs revenus pour la consommation qui normalement stimule l’activité du pays.

Aujourd’hui toutes ces questions deviennent cruciales car la politique actuelle du gouvernement et de l’Union Européenne nous entraîne vers une société de l’égoïsme où le chacun pour soit ne serait tempéré que par une charité individuelle et volontaire, pourtant inefficace (voir le système de santé américain).

Or nos parents nous ont légué (souvant acquis des luttes) un système de solidarité obligatoire qui d’ailleurs prouve son efficacité et sa pertinence au moment où le système capitaliste connaît sa plus grave crise depuis les années 1930.

"Metrre fin à l'état providence"...qu'ils disent !

Combien de thuriféraires du libéralisme "libre et non faussé" sont obligés de reconnaître que la France résiste mieux à la crise économique justement grâce aux garde-fous sociaux hérités  des luttes sociales et de la France de l’après guerre ?

frico... et avec  l'aimable participation de mon fils

(les chats ne font pas des chiens !)1966612473-exclusionCopie de bandeau haut

* Le "Miroir aux alouettes" de la baisse des impôts

Ces dernières années, loin d'aller dans le sens d'une meilleure répartition de la pression fiscale, les gouvernements de droite, et de gauche, au mépris de toute justice sociale, ont délibérément et démagogiquement fait le choix inverse en réalisant des réductions d'impôt (électoralement visibles) qui, en réalité, ont profité aux contribuables les plus aisés :
-Impôt sur le revenu
-Bouclier fiscal
-plafonnement de l'ISF
-abattements et dispositifs dérogatoires et autres exonérations fiscales...et cette année suppression de la taxe professionnelle !
Ces baisses notamment celles de l'impôt sur le revenu se sont traduites par une augmentation des cotisations salariales pour l'assurance maladie et les retraites...(opération blanche pour les moins riches, donc)  

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