L'EURO a dix ans

Publié le par frico-racing

Triste anniversaire

C’est "profil bas" que les chantres du libéralisme vont célébrer ce triste anniversaire, tout en expliquant aux "malcomprenants", que..."oui, mais non !"...

En mars 2009, je publiai ici même, un article intitulé :

« L'euro ? L’arnaque ! »

 "Comme pour le passage de "l'ancien" au "nouveau Franc" (De Gaulle, Pinay 1958)...Et contrairement à la propagande de l'époque ventant les vertus supposées de la monnaie unique (traité de Maastricht 1992)...la mise en place de l'euro a été une  véritable arnaque par une "dépréciation monétaire"*... En effet, si les prix (multipliés par 2 et plus) sont maintenant en €, les salaires eux, sont restés en Francs...comme aurait dit Pierre Desproges « étonnant non ! »" (voir liens en fin d'article)

"Introduction" de l'euro le 1er janvier 2002


Monnaie symbolisant les règles édictées par la finance et ses valets de Bruxelle, l’euro est aujourd’hui exécré par les citoyens européens.

Les entreprises soulignant quant à elles, mais on s'en serait douté, les bénéfices qu’elles tirent de cette monnaie unique !

Selon un sondage Ipsos-Logica, plus d’un tiers des Français (36 %) souhaiteraient que l’on revienne au franc et 45% estiment que l’euro est un handicap pour l’économie française.

Selon les relevés (largement minorés) effectués par le magazine Que Choisir du mois de janvier 2012, une baguette de pain ordinaire, que l’on pouvait payer jusqu'à 4,39 francs (67 centimes d’euros) avant l’euro, vaut aujourd’hui au moins 85 centimes, soit +27 % (minimum). Le petit café au comptoir, qui coûtait à l’époque 4,98 francs (76 centimes), revient désormais à 1,10 euro, (en fait plus souvent 1.50 euro) soit +45 % et plus.

Parmi les plus fortes progressions figurent aussi le kilo de pommes (+65 %), le poulet (+47 %), ou encore l’huile de tournesol (+43 %) etc...

Dans le même temps, on peut dire que les salaires et pensions "seraient restés en francs" !

On le voit bien aujourd'hui, un des buts de cette arnaque était de peser sur les salaires en faussant les références, de ce point de vue (libéral), le coup a parfaitement réussi !

La réalité :

C'est une évidence, l’euro a fait flamber les prix et baissé le pouvoir d’achat.

C'est une monnaie unique dans un espace de « concurrence libre et non faussée », c'est à dire des constructions largement artificielles qui n’aboutissent qu’à consacrer la loi du plus fort, (celle de la finance mondialisée) tout en développant des déséquilibres menaçant la stabilité de l’ensemble.euro

Pour essayer maintenant de sortir de ce piège, les capitalistes et les gouvernements (droite et sociaux démocrates) de la zone euro et de l’UE ne proposent qu’une fuite en avant, aggravant leurs caractères antisociales et antidémocratiques en rançonnant les peuples (discours sur la crise et la dette).

Les diverses solutions envisagées de « fédéralisme » conduisant à des abandons de souveraineté supplémentaires ne feraient que dessaisir encore davantage les peuples de la maîtrise de leur destin, tandis que la « règle d’or budgétaire » que le dernier sommet européen entend imposer ne conduirait, partout, qu’à davantage d’austérité et de misère.

Cette construction, que  d'éminents "écopoliticoproctologues" nous ont vendu, il y a 10 ans et qui avec ("l'acte unique") devait tout régler ne s'avère bien être qu'un..."piège à con" de plus !

Avec un maximum de démagogie, le FN s’efforce de surfer sur cette situation avec ses réponses « simples » de retour aux frontières et au Franc et à un capitalisme national, combinées à ses habituelles thématiques xénophobes et racistes.

L'euro n'est pas responsable de tout, il n'est qu'un des éléments des ravages de la « construction européenne » capitaliste et financière.

Il revient à la gauche radicale de démontrer que les solutions simplistes dites « nationales », reviendraient à remplacer une forme de guerre économique par une autre, puisque les citoyens de chaque pays se retrouveraient, comme durant la plus grande partie du xxe siècle, enrôlés derrière leur bourgeoisie nationale.

Seuls les anti­capitalistes peuvent proposer l’alternative d’une autre Europe, en rupture avec les traités et institutions existants, fondée sur la démocratie, la collaboration et la solidarité entre les peuples, l’harmonisation sociale par le haut, le développement de services publics communs.

Une Europe dont le but n’est pas d’enrichir encore les riches, une Europe qui ne se propose pas de sauver les banques telles qu’elles existent, mais de les saisir et les socialiser, afin de mettre l’économie au service du plus grand nombre. En bref, une Europe qui commencerait à rompre avec ce système.

frico

Sources diverses dont :

Le monde, NPA, Front de Gauche


Voir mes articles :

Le pacte "euro plus"...c'est quoi ?

L'EURO ? L'ARNAQUE !

Austérité phase 2

Vers un TOTALITARISME rampant ?

patronat

La crise expliquée aux béotiens...


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