Après la suspension de l’écotaxe

Publié le par frico-racing

Pour une véritable réforme fiscale

Une fois de plus le Gouvernement recule devant les exigences patronales en suspendant l’écotaxe.

Alors que le candidat Hollande avait promis une réforme fiscale d’envergure, le changement n’est toujours pas pour maintenant. De bricolage en reculade, la crédibilité du gouvernement est plus que remise en cause.

Pour la CGT, la fiscalité de notre pays est injuste et inefficace. Elle repose pour beaucoup sur la TVA qui est l’impôt le plus injuste qui soit, sur une faiblesse de l’impôt sur le revenu, notamment pour les riches. Elle taxe plus le travail que le capital, à cela s’ajoute la kyrielle de niches fiscales, exonérations de cotisations qui représente plus de 200 milliards d’euros par an de cadeau fait aux entreprises sans aucun contrôle de l’utilisation de cet argent. Le crédit impôt compétitivité de 20 milliards/an en est le plus flagrant exemple puisqu’il profite essentiellement aux grands groupes de commerce qui ne délocalisent pas.

La CGT exige une véritable réforme fiscale, elle fait des propositions et est disponible pour y participer.

L’impôt est un moyen d’émancipation de la société.

Le populisme et la démagogie sur ce sujet sont inacceptables. C’est d’ailleurs souvent les mêmes qui veulent supprimer les impôts qui réclament davantage de policiers.

La fiscalité environnementale doit s’inscrire dans une réforme fiscale d’envergure en faveur du monde du travail.

Elle doit s’appuyer sur une autre façon de travailler, de produire et de transporter les marchandises.

Les salariés concernés doivent pouvoir être entendus à partir de leur exigence de qualité du travail.

La CGT n’acceptera pas que les 80 millions d’euros par mois de manque à gagner avec cette suspension soient pris dans les poches des contribuables.


De CGT Montreuil, le 30 octobre 2013


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Dodds 02/11/2013 09:34

Bonjour.
Sans entrer dans des considérations politiciennes, on peut constater qu'une fois de plus, la charrue a été mise devant les boeufs : Vouloir mettre en place une "éco-taxe" visant tout
particulièrement le transport routier, alors même que les gouvernements de ces cinquante dernières années ont laissé se développer ce moyen de transport, au détriment d'autres solutions (Le
transport fluvial est mort. Le ferroutage quasi inexistant et bien trop sensible du fait d'actions syndicales qui pourraient alors paralyser toute l'économie nationale)pour aujourd'hui vouloir le
taxer alors que ses acteurs n'ont aucune autre solution disponible ressemble fortement a un racket. Pour résumer : Pendant des dizaines d'années l'état à encouragé et financé le transport routier
pour soudainement vouloir le taxer au titre qu'il pollue, alors que rien n'a été fait pour développer les solutions alternatives ? C'est quand même paradoxal ! Et, ne nous y trompons pas : En
finale, ce sera le consommateur qui supportera le coût de cette taxe, quoiqu'on en dise !!