Décès De Henri Martin

Publié le par frico-racing

 Raymonde Dien, le Général Giap, Henri Martin  Hanoi - Septembre- 2004

Raymonde Dien, le Général Giap, Henri Martin Hanoi - Septembre- 2004

Henri Martin : « une vie de lutte pour rester libre » !

Communiqué de L'ARAC

L’ARAC vient d’apprendre avec une peine immense le décès de notre dirigeant Henri Martin.

« Ce combattant anticolonialiste vient de nous quitter. Né en 1927, d’un père ouvrier et républicain, ancien combattant de la guerre 14-18, Henri rentre comme apprenti à l’usine métalurgique de Rosières. A 17 ans, il choisit la lutte contre l’occupant hitlérien. Il participe aux opérations militaires des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) du Cher.

Il s’engage dans la marine pour chasser l’occupant japonais d’Indochine. Très vite, il se rend compte avec ses camarades, qu’ils ont été trompés et que de la « guerre aux japonais » on est passé à la reconquête des colonies indochinoises.

Il est témoin avec l’équipage de son bâtiment des terribles bombardements d’Haïphong au cours duquel périrent 6.000 vietnamiens, hommes, femmes et enfants. Dès cet instant, il devient l’infatigable combattant anticolonialiste.

Comme il le rappelait souvent cette guerre d’Indochine était « contraire à l’intérêt de la France… Tant qu’elle ne cessera pas, je crierai qu’il faut l’arrêter et négocier… ». Arrêté en 1950, il est enfermé à la prison de Toulon. Un procès à charge est monté contre lui qui lui vaudront 41 mois de bagne.

Dès sa sortie, il réaffirme sa volonté « de combattre pour la paix en Indochine ». Fidèle ami du peuple vietnamien, il continuait à ses côtés, à lutter pour la reconnaissance du droit à réparation pour toutes les victimes de l’agent orange répandu par l’armée américaine.

En février 2013, dans sa dernière interview à notre journal « Le Réveil des Combattants », à la question : « Et si c’était à refaire ? », il a répondu : « Dans le siècle précédent, il y a eu deux grands événements positifs pour la France et la majorité de la population du globe. La défaite du fascisme hitlérien, avec en France la mise en place du programme de la Résistance. La décolonisation. J’ai eu la chance de vivre ces batailles décisives. Alors oui, si c’était à refaire, je referais le même chemin, je ne resterais pas sur le bas-côté de la route, je ferai mon devoir de citoyen ».

Villejuif le 17 Février 2015
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article