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240 articles avec histoire et societe

L'EURO ? L'ARNAQUE !

Publié le par Frico

L'arnaque en chiffres!

Comme pour le passage de l'ancien au "nouveau Franc" (De Gaulle, Pinay 1958)...
Et contrairement à la propagande de l'époque ventant les vertus supposées de la monnaie unique (traité de Maastricht 1992)...la mise en place de l'euro a été une  véritable arnaque par une "dépréciation monétaire"*...
En effet, si les prix (multipliés par 2 et plus) sont maintenant en €, les salaires eux, sont restés en Francs...comme aurait dit Pierre Desproges "étonnant non?"
Entre 2000 et 2008:
-La baguette +85%
-Le lait +183%
-la salade +118%
-Le fromage +140%
-Le choux vert +97%
-La confiture +112%
- Le beurre +66%
-Les pommes de terre (5Kg) +1435%
-La bouteille de butane +51%
-Fuel domestique +145%
Sur la même période les salaires (hors ancienneté) ont en réalité stagné, voir diminué pour certains... Les retraites et pensions n'en parlons pas!
euro
Comme cela ne suffit pas,  la suppression des centimes d'Euro est parait il envisagée dans les "hautes sphères"?
Les responsables de la crise s'en sortent bien...

Au dela des différentes escroqueries dont ont profité certains avec la crise (l'arbre qui cache la forêt)...selon une étude de Hay Group publiée dans la Tribune. Trois patrons sur quatre de grands groupes Français ont gagné 40% de plus en 2007 qu’en 2006. Les entreprises du CAC 40 ont engrangé 94 milliards de profits en 2008.

La rémunération moyenne des poids lourds du CAC 40 dépasse donc désormais les 6 millions d’euros par an (6,175 millions d’euros) + 40 % vous avez bien lu…et 6 millions d’euros par an en moyenne…c’est tout simplement ahurissant…

Tous ces escrocs et leurs relais gouvernementaux ou médiatiques, nous prennent pour des cons bien sûr...et nous expliquent par exemple que pour être compétitifs, il ne faut pas augmenter les salaires, se mettre "la tringle" et travailler plus et plus longtemps…

frico
Retour sur un hold-up annoncé...

A Paris, le 5 septembre 1998, le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht déclarait  déja à propos de la crise (de 98) et de l'euro...

"L'effondrement des marchés boursiers touche toute la planète. Pendant des mois, les " experts " de tous bords ont martelé : la " crise asiatique " est jugulée, elle se limitera à ce continent.

Aujourd'hui, la Russie et l'Amérique latine sont entraînées dans le tourbillon. A Wall Street 3 000 milliards de dollars ont disparu en Fumée depuis le 17 juillet.
Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht dénonce la campagne mensongère sur le " paratonnerre " que representerait l'euro. Ils savent tous que ce n'est pas vrai.

Les milliards disparus à Wall Street sont en large partie ceux des fonds de pension américains. Cette crise va accentuer les exigences de la spéculation internationale. Telle est la raison de l'offensive en cours contre les régimes de retraite dans tous les pays européens.

Au cours des dernières années, les gouvernements soumis au traité de Maastricht n'ont eu de cesse de répéter: pour préparer le passage à la monnaie unique, il faut reduire les déficits publics.

Au nom de l'euro, on a privatisé, démantelé les services publics, attaqué les régimes de retraite, les systèmes de protection sociale, ruiné les Paysans, porté coup sur coup au système d'enseignement.
Dans les derniers mois, la Banque centrale européenne a accentué sa pression, exigeant que les gouvernements démantèlent les conventions collectives, liquident les statuts, développent la flexibilité, l'employabilité. Le résultat est là.

Ce pillage des biens publics et des conquêtes ouvrières a nourri la spéculation internationale. Aujourd'hui, la bulle de la spéculation crève. Que déclare la Banque centrale européenne? Qu'il faudra accélérer l'oeuvre de destruction.

Le commissaire européen en charge de la monnaie unique, Yves Thibault de Silguy, explique : " Face à la crise financière actuelle, l'Europe ne doit surtout pas changer de politique économique, mais au contraire poursuivre ses efforts de réduction de déficit public ".

Il importe de " donner les messages de confiance aux marchés. Il y a encore du chemin à faire".

Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht estime devoir dire tout haut ce que pense l'immense majorité : c'en est assez ! Jusqu'à quand faudra t il accepter que le traité de Maastricht, la monnaie unique détruisent toutes les conquêtes sociales et de la démocratie?

Dans quelques mois, la Banque centrale européenne, institution qui, de par le traité de Maastricht, ne peut être soumise à aucun contrôle d'aucun gouvernement, d'aucune institution nationale sera dotée de pouvoirs sans précédent dans l'histoire. Ils le disent eux-mêmes: " Le principe "un pays, une monnaie" s'est appliqué tout au long de l'histoire.

Avec la monnaie unique, ce lien est rompu pour la première fois et remplacé par le principe "un marché, une monnaie". "(0. Issing, membre du directoire de la BCE). Les Etats et les gouvernements perdront le droit de battre monnaie. C'est ici la remise en cause de toute souveraineté nationale, du droit des peuples à déterminer librement leur destin.

Une Banque centrale indépendante de tout contrôle est, de fait, sous la dépendance des marchés spéculatifs. Et qui les domine, si ce n'est Wall Street, les fonds de pension américains et la Fédéral RéserveBank américaine? Or les faits le démontrent : ce n'est pas en se soumettant aux marchés financiers que se l'on se met à l'abri des krachs boursiers.

L'heure n'est certainement pas au renoncement de toute souveraineté des peuples."...
"Le traité de Maastricht n'est jamais qu'une oeuvre humaine : ce que certains hommes ont fait au service des intérêts du capital financier, de la minorité des spéculateurs, d'autres hommes peuvent le défaire au service des intérêts sociaux de l'immense majorité."

Ce texte date du 5 septembre 1998 !

*A l'expression "dépréciation monétaire" les économistes préfèrent celle "d"érosion monétaire" qui est en réalité une des conséquence de l'inflation.


La bourse ou la vie ?

Aujourd'hui la crise s’installe… Entre 2000 et 2007, la BCE constate que 6.32% de la masse salariale s’est déplacée vers les profits. Dans la zone euro, la part des salaires dans les richesses créées s’est affaiblie. Pourquoi ? Outre leur blocage, les capitaux financiers exigent à court terme des taux de rentabilité très supérieurs au rythme d’accroissement des richesses créées.

La part des dividendes versés aux actionnaires est passée de 5% en 1983 à prés de 25 % en 2003. Avec les délocalisations, cette financiarisation a éloigné l’activité productive des logiques industrielles et a été aggravée par le décalage entre l’activité réelle et celle liée au capitaux financiers (spéculatifs)...la crise actuelle!

La puissance publique (la POLITIQUE) peut intervenir sur ces phénomènes, (sauf quand celle ci est elle même partie prenante de l’arnaque).

Il en va de même de la question du financement de la santé et des retraites qui est instrumentalisé aujourd’hui pour orienter la société vers plus de précarité et d’inégalité… Il s’agit d’ouvrir toujours plus la solidarité nationale à l’appétit des "acteurs privés", l’objectif avoué de la droite reste le démantèlement complet des acquis sociaux de la libération et l’adaptation de la société française aux modèles du libéralisme mondial.

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Ils appartient au citoyens de s’opposer aujourd’hui à cette entreprise mais également de créer les conditions d’une nouvelle perspective.

Avec l'europe ce n’est pas uniquement la santé et les retraites qui sont concernées. Tous les secteurs "marchandisables" ou qui demandent une intervention de l’Etat le sont aussi : l’emploi, l’éducation, l’énergie, la culture, les transports, le logement, l’écologie.

Les profits à cours termes ne peuvent et ne doivent pas par l'absence de règles imposées par le libéralisme définir et orienter le niveau d’exigence souhaitable en terme d’action publique!

Parce que cette Europe c'est celle du fric, de la "concurrence libre et non faussée"...De la fin des services publics et de l'état Nation...

Il faut rompre avec les traités de Maastricht, Lisbonne et le "libéralisme", sortir de l'euro et de l'Europe.

frico

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