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283 articles avec histoire et societe

Gouverner par la peur !...

Publié le par frico-racing

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Gouverner par la peur !...

Insécurité, délinquance, immigration, islamisme, terrorisme, guerre, pollution, catastrophes, dette, crise, climat, canicule, retraites, chômage, pandémies, etc ; les sujets anxiogènes ou d'inquiétude vrais ou supposés, ne manque pas !... Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’Occident vit dans la peur et l’angoisse permanente, soigneusement entretenue et alimentée par les gouvernants et médias... Ce virus n’est que la cerise sur le gâteau, le "Graal inespéré" de l’édifice de la peur, le prétexte pour parachever le système de surveillance et de répression de la pensée, donner un nouveau tour de vis aux « politiques d’austérités », en fait justifier le plus vaste détournement de fonds de l’histoire de l’humanité au profit des 1% grands détenteurs du capital. (Manifs de plus de 5 000 personnes interdites jusqu'au 30 octobre)

"Seule une crise (vraie, ou supposée) peut obtenir des masses que des notions politiquement impossibles a admettre deviennent politiquement inévitables"... (Milton Friedman )...

La politique de la peur consiste, pour un gouvernement, à provoquer (ou entretenir) la peur au sein de sa population pour faciliter l'adoption de lois sécuritaires. En réduisant ainsi la liberté individuelle, il espère pouvoir assurer sa domination. Les citoyens, quant à eux, en échange d'une hypothétique sécurité sont conditionnés pour renoncer progressivement à leurs libertés.
Le journaliste et critique américain, Henry Louis Mencken (1880-1956) constate, dès le début du XXe siècle, cette tendance : "le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d'être mise en sécurité, en la menaçant d'une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires".

Selon Dan Gardner [1], l'efficacité des politiques de la peur serait due au fait que l'évaluation des risques et les façons de s'en protéger ne résultent pas d'une attitude rationnelle, mais d'un comportement émotionnel entretenu par les hommes politiques. C'est un corollaire de l'explication donnée par Edward Bernays [2] pour qui la mentalité collective est guidée par l'impulsion, l'habitude ou l'émotion et non par la pensée.

Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International, a souligné ce phénomène à l'occasion de la sortie de son rapport 2007 : "En adoptant des politiques à court terme qui encouragent les peurs et créent la division, certains gouvernements sapent l'Etat de droit et les droits humains, entretiennent le racisme et la xénophobie, divisent les populations, augmentent les inégalités et sèment les germes de nouvelles violences et de futurs conflits".

Si l'on a pu considérer la "politique de la peur" comme l'une des caractéristique des dictatures, l'emploi de cette expression dans une démocratie sous-entend que les hommes politiques instrumentalisent des craintes avérées ou non de la population pour atteindre leurs objectifs. Il s'agit-là d'une forme de manipulation de l'opinion, de manière indirecte ou subliminale, qui réveille les pulsions les plus abjectes... Les discours alarmistes et anxiogènes ainsi que la désignation d'ennemis intérieurs (culpabilisation d'une partie des citoyens), servent alors à légitimer des mesures disproportionnées qui portent atteinte aux droits fondamentaux, dans le but de mieux contrôler la population (répression routière par exemple)....

Cette peur permanente restreint ses capacités de prise de conscience, de mobilisation collective et d’action sur des sujets plus graves (comme ses conditions de vie, par exemple) et  conduit en fait au repli sur soi et à la passivité.

Par ses effets déstabilisants, et anesthésiants, la peur paralyse et joue un rôle non négligeable dans l’apathie et la résignation ambiantes. Cette politique de la peur entretenue est instrumentalisée et utilisée comme une diversion paralysante. De même qu’un enfant battu devient craintif et aboulique, le citoyen loin de protester, se fait une raison et courbent l'échine…

Par la faillite de nombreuses entreprises, la crise du Covid est une formidable opportunité pour une nouvelle concentration du capital !...
Les gouvernements, serviteurs de l'oligarchie financière qui dirige l'économie mondiale, ont besoin d'agiter le chiffon rouge de la peur pour détourner l'attention du peuple. Concentrée sur des "guerres perpétuelles", (militaires, "climatique", ou sanitaires) méfiante et divisée, l'opinion publique n'est plus tentée par la remise en cause du système politiquo-économique en place.

1 - Dan Gardner : "Risque : La science et les politiques de la peur", Editions Logiques, 2009
2 - Edward Bernays "Propaganda (1928), traduit en français sous le titre Propaganda, Comment manipuler l'opinion en démocratie, Zones, 2007.

Sources pour partie :

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Manipulation.htm

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