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D’ou vient la dette ?

Publié le par frico-racing

Depuis sa création, l’Europe n’a de cesse de créer des règles permettant d’y appliquer un libéralisme économique débridé. (voir une vidéo édifiante sur la création de la dette en fin d'article)

Le nouveau traité européen qui entend faire graver dans les différentes constitutions la fameuse «règle d’or» n’est que la dernière péripétie d’une longue succession d’actes, de pactes, de traités donnant la priorité à la «concurrence libre et non faussée». En créant de toute pièce (par la fiscalité) "la dette", les bourgeoisies et gouvernements européens ont pris le prétexte de la crise pour tenter de liquider tous les acquis sociaux, aboutissant à un véritable recul en matière de droit du travail et de protection sociale.

Malgré ses annonces de campagne, la politique que François Hollande a commencé à mettre en œuvre garde le cap de faire payer la crise aux peuples européens.

 europe-faujour.preview

Nous vivons une crise historique du capitalisme qui va redistribuer pour quelques décennies les richesses et le pouvoir entre bourgeoisies montantes et bourgeoisies perdantes. Avec des conséquences énormes pour les travailleurs qui paieront la facture. Cette situation est en soi politisante (donc clivante) forçant les travailleurs à choisir entre une fausse sécurité fascisante, un moindre mal réformiste et le va-tout révolutionnaire.

Alors d’où vient donc cette fameuse dette publique dont on nous rebat les oreilles ?

Le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale du 30 juin 2010, présidé par le député UMP Gilles Carrez a estimé que les diminutions de recettes de l’Etat entre 2000 à 2010 n’ont pas été compensées.

Le taux de l’impôt sur les sociétés est passé de 50% à 33.33%, soit 20 milliards en moins pour les finances publiques. Mais selon le rapport les PME sont taxées en moyenne au taux de 22% alors que les entreprises de plus de 2000 salariés ne sont taxées qu’en moyenne à 8%.

L’impôt sur le revenu a longtemps été un impôt très progressif, mais depuis 1986, le nombre de tranches qui était de 13 n’est plus que de 5. Le taux d’imposition des plus riches, qui était de 65% avant 1986 a été abaissé, à 56% en 1986 puis à 50% en 2002 puis à 40% sous l’ère Sarkozy. Le maintien à 56% rapporterait aujourd’hui 15 milliards € supplémentaires chaque année.

En outre, 504 « niches fiscales » modifient profondément le rendement de l’impôt et une perte de 73 milliards €.

Et la Cour des comptes va encore plus loin car dans son rapport de 2011, elle estime qu’il faudrait ajouter 75 autres milliards € qui ne figurent plus dans la liste des « niches fiscale » depuis 2006.

Le régime des sociétés filialisées a permis aux grands groupes de diminuer leur part d’impôt de 34 milliards € puis le régime d’intégration fiscale leur ont fait économiser 18 milliards €. Et à ceci s’ajoute (et oui) la niche dite « Copé » sur la défiscalisation d’une partie des plus-values réalisées par les grandes entreprises lors de la vente d’une de leurs filiales qui a coûté à elle seule 3.4 milliards € à l’Etat en 2009.

D’autres « niches fiscales » créées à partir de 2006 et surtout à partir de 2007 ont profité aux plus riches au détriment de l’Etat qui est le trésorier payeur des aides sociales et des structures publiques.

Quelques exemples parmi des centaines d’autres :

La loi TEPA (défiscalisation des heures supplémentaires) a coûté plus de 4 milliards.

La baisse de la TVA dans la restauration à 5.5% a coûté 3 milliards € qui sont le coût exact de l’économie réalisée en supprimant 100 000 emplois de fonctionnaires, et pourtant une baisse des prix invisible et pas d’amélioration de la situation de l’emploi dans ce secteur. 100 000 emplois en moins et pour rien dans une période d’ascension du chômage de masse.

Le bouclier fiscal mis en place par Sarkozy avait permis à 47% de ses bénéficiaires les plus riches de récupérer 90% des versements effectués au Trésor Public, soit près de 700 millions €.

Les exonérations de cotisations sociales patronales représentent, selon le rapport du sénateur Jean-Jacques Jégou, une perte fiscale de 42 milliards d’euro.

Aussi, si nous prenons une année référence, 2009 : les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, aux patrons et aux rentiers de la finances, s’élèvent, pour cette seule année, à 233 milliards €.

Sachant qu’en 10 ans, le déficit public annuel créé (de toute piéce) a été de 144.8 milliards d’euro par an, on comprend mieux l’origine de la dette publique qui n’est donc pas la nôtre, mais celle générée à notre détriment pour satisfaire le, capital et les plus riches à qui, la droite de ce pays a accordé un régime de privilèges organisés…Un véritable uldup

Il n’y a donc aucune fatalité ni aucun lien avec le coût du travail qui est en cause, c’est tout un système qui a été structuré (europe comprise) pour satisfaire aux demandes des plus riches et des patrons, qui n’en ont jamais assez. Les inégalités sociales se creusent, la misère s’installe et l’inquiétude monte : quel travailleur peut dire aujourd’hui, avec certitude, quel sera son futur ? En France, la 5ème puissance économique du monde, 11 millions de personnes, soit 16% de la population, sont concernées par la pauvreté, 8.2 millions vivent avec moins de 954 €, 2.4 millions avec moins de 650 € et 800 000 n’ont rien du tout, notamment les jeunes de moins de 25 ans. Un rapport vient de démontrer que sans les aides sociales, qui risquent d’être réduites pour combler le déficit, le taux de pauvreté en France toucherait 30% de la population, soit près de 20 millions de personnes.

Des chiffres terribles qui devraient nous faire réagir quand de l’autre côté de la barricade, le nombre de milliardaires a augmenté comme jamais depuis 10 ans. Quand les 500 plus riches de France qui représentent 0.000007% de la population, possèdent plus de 10% de toutes les richesses en France, le plus riche ayant pour lui seul près de 25 milliards d’euro (165 milliards de francs)… et tout cela sans compter l’annonce récente d’une expertise indépendante sur l’ensemble des riches de la planète, qui indique que plus de 25 000 milliards d’euro fructifient dans les paradis financiers sans être fiscalement imposés

François Hollande entend accélérer la mise en place de « la règle d’or », qui soumet l’ensemble des travailleurs à rembourser cette dette (qui n’est pas la notre) pour répondre aux exigences de l’Union Européenne (le TSCG) et qui réduit fortement la souveraineté de la nation au profit de la « mafia financière ».

frico

Sources : (pour partie Confédération Générale du Travail)


Une vidéo sur la création de la dette : link


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