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Non à l’euthanasie

Publié le par frico-racing

Article actualisé le 01/09/2014 suite à la déclaration de la ministre de la "santé" de Lituanie, (membre de l'UE)...


Le ministre de la santé de la Rimante Salaseviciute,* qui a prêté serment en juillet 2014 a déclaré dans une interview à « radio informations » : « l’euthanasie est une bonne solution aux problèmes, pour les couches faibles de la société, n’ayant pas les moyens de se payer les soins médicaux« .Cette déclaration a été reprise le jeudi 14 août, par le journal lituanien en ligne 15 min.Cette déclaration scandaleuse a été faite lors du débat sur la légalisation de l’euthanasie en Lituanie qui, selon la ministre, n’est pas un État social avec une aide médicale gratuite et accessible à tous, et, pour elle, l’euthanasie peut devenir une solution pour les personnes qui « ne veulent pas déranger les membres de leur famille témoins de leurs propres souffrances ».
Il faut souligner que cette déclaration est le fait de la ministre d’un État-membre de l’union européenne, dont il faut rappeler qu’il verse des pensions aux anciens combattants des unités de supplétifs , alors qu’il les a coupées aux combattants de l’. La Lituanie redevient donc adepte de la «  » pour ses citoyens malades et pauvres. Il y a des filiations qui ont la vie dure !

En france (pour l'instant), le Comité d’éthique dit non à l’euthanasie et au suicide assisté. Pourquoi ?

Le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis négatif sur la légalisation de l’euthanasie et le suicide assisté. Il tient en cela à différencier le "laisser mourir" du "faire mourir".

« Laisse mourir », d’accord. « Faire mourir », non !

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) souligne dans un rapport sur le sujet que : « la majorité des membres du Comité expriment des réserves majeures et recommandent de ne pas modifier la loi actuelle, estimant qu'elle opère une distinction essentielle et utile entre "laisser mourir" et "faire mourir", même si cette distinction peut, dans certaines circonstances, apparaître floue. » Autrement dit, les membres du Comité considèrent que « le maintien de l'interdiction faite aux médecins de "provoquer délibérément la mort" protège les personnes en fin de vie, et qu'il serait dangereux pour la société que des médecins puissent participer à "donner la mort". »

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Les Français comme sur d'autres sujets ne connaissent pas les textes...

Actuellement, l’euthanasie et le suicide assisté sont interdits, dans la loi Leonetti « relative aux droits des malades et à la fin de vie ».

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Et le CCNE veut avec raison que ça le reste.

Cette loi énonce toutefois l'interdiction de l'« obstination déraisonnable », c’est-à-dire l’acharnement thérapeutique, et reconnaît déja le respect de la volonté des patients.

En déplacement à Lorient, le président de la République avait déclaré : « Le comité national d'éthique a souhaité ouvrir un débat public national, c'est également ma démarche », ajoutant qu’au « terme de ce débat, il y aura, sans doute à la fin de l'année, un projet de loi », qui « complètera, améliorera la loi Leonetti. »euthanasie1

Pourquoi je suis contre l'euthanasie:

Une société ne rompt pas avec l'interdit de donner la mort sans conséquences.

Cet interdit fondamental, commun à toutes les civilisations, à toutes les cultures, ne peut faire l'objet d'aménagements sans repousser, mécaniquement, plus loin les limites de la transgression.

On n'assure pas la dignité d'un Homme en lui donnant la mort.

On doit garantir la dignité dans la vie et non par la mort. Au prétendu droit de mourir dans la dignité, il faut opposer le droit de vivre dans la dignité. Il n'y a pas d'autre choix concevable que d'être aux côtés de ceux qui se battent chaque jour pour assurer la dignité d'une personne mourante, plutôt que de ceux qui, de loin, préconisent l'injection.

L'euthanasie est une démission collective.

Elle est l'ultime option d'une société qui a abandonné l'ambition d'être une société, une communauté qui prend soin des siens, une société qui a abandonné l'ambition d'assurer la dignité de ses mourants. Par l'euthanasie, elle tend à effacer, à supprimer, le problème, elle ne le traite pas.

L'euthanasie est le choix d'une société matérialiste, égoïste et individualiste,

qui n'accepte pas la faiblesse, la fragilité. Elle cultive la jeunesse, la beauté, la fête, le corps. Le handicap lui fait horreur : il est éliminé ou éloigné. La mort terrifie ? Elle est cachée, elle est hâtée.

Autoriser l'euthanasie active porterait un coup fatal au développement des soins palliatifs.

C'est pourtant la seule solution d'une dignité véritable, et l'honneur d'une société. Ce développement est réclamé avec insistance par les praticiens (parmi lesquels Didier Sicard, ancien président du CCNE), mais il faut une volonté politique et sociale forte pour développer la démarche des soins palliatifs.

Les soins palliatifs en hôpitaux demandent du temps, du personnel, de l'argent.

Face à l'assurance d'une fin plus rapide, soulageant aussi ceux qui restent et les finances publiques, le recours à l'euthanasie serait il vraiment sourcilleux ?2

Sources en partie : Erwan Morhedec


* voir cet article : link


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