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LA GRANDE FÊTE DU FOOT MAFIA …

Publié le par frico-racing

Alors que commence la Coupe du monde et que vient de s’achever le 64e congrès de la FIFA à São Paulo, le journaliste écossais Andrew Jennings publie « Omerta, la FIFA de Blatter, une histoire de mafia ». Une enquête autoéditée qui revient sur l’achat des votes lors de l’attribution des événements internationaux, le trafic de billets et décrit la direction de la fédé ration sportive en « syndicat du crime ». footmafia-copie-1

Prise entre un « Qatargate », une campagne présidentielle qui s’annonce mouvementée et l’organisation d’une Coupe du monde sur fond de mouvements sociaux, la FIFA a tenu son 64e congrès annuel à São Paulo sous tension. Il y a dix jours, le Sunday Times affirmait détenir des preuves que des votes avaient été achetés par Mohammed bin Hammam, ex-président de la Confédération asiatique de football, exclu à vie de la FIFA en 2011, dans le cadre d’un autre scandale de corruption.
 
Michael Garcia, le président de la chambre d’investigation du Comité d’éthique, s’était donné jusqu’à lundi pour boucler une investigation de presque deux ans sur l’attribution des Coupes du Monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar. Certaines sources évoquent la possibilité d’un « Russiagate » sur l’attribution de la Coupe 2018 qui ferait l’objet de pressions diplomatiques, notamment de négociations d’un apaisement des tensions en Ukraine.
 
Depuis dimanche, la pression sur la FIFA est encore montée d’un cran. Cette fois-ci, les risques sont financiers. Les grands sponsors que sont Adidas, Visa et Sony ont tous demandé que cette affaire soit rapidement jugée, estimant qu’elle nuisait aussi à leur image.
 
Récemment, le journaliste écossais Andrew Jennings, lui, a publié une enquête sur le système à l’œuvre à l’intérieur de l’association qui régente le football mondial. Préfacée par l’ancienne gloire brésilienne Romario, devenu député de gauche au Brésil, le journaliste y retrace l’histoire de cette association devenue, selon lui, une mafia internationale sous la présidence du brésilien Joao Havelange. Achats de votes, trafics de billets, valises de lingots, dépenses somptuaires, gestion truquée des droits télés, liens avec la pègre locale, le journaliste décrit par le menu tous les travers du foot business moderne dans une enquête qu’il a préféré autoéditer pour échapper aux pressions. Sortie en 2006, son précédent livre Carton rouge avait fait l’objet d’une tentative d’interdiction par la FIFA.
 
Andrew Jennings révèle ainsi que le Qatari Mohammed Bin Hammam, ancien président de la Confédération asiatique de football, accusé aujourd’hui par le Sunday Times  d’avoir distribué des enveloppes pour l’obtention du Mondial 2022, avait financé les campagnes électorales 2002 et 2006 de Sepp Blatter, actuel président de la FIFA : « Depuis douze ans, il allonge le cash nécessaire pour acheter des votes qui ont permis à Blatter de rester sur son trône », affirme le journaliste qui décrit comment Sepp Blatter s’est assuré les votes de l’Europe et de l’Afrique aux élections présidentielles de 2011 en attribuant les compétitions de 2006 et 2010. C’est le même Bin Hamman qui a mené la candidature victorieuse du Qatar pour l’organisation de la Coupe du monde 2022 à coups de millions d’euros : 1, 7 millions pour s’assurer les votes asiatiques, 5 millions pour les votes africains et des cadeaux en nature très réguliers, détaillés dans l’enquête, à plusieurs membres de fédérations.
 
Les relations entre Blatter et Bin Hamman se seraient dégradées lorsque le qatari a souhaité se présenter contre lui à la présidence de la FIFA en 2011. Blatter serait alors allé chercher des financements pour sa campagne chez la fédération rivale saoudienne qui ne souhaitait pas voir un qatari à la tête du foot mondial. Blatter installera à la même époque un comité anticorruption… Les affaires concernant Bin Hammam ont alors commencé à apparaître en pleine lumière avant que le porteur de valises de la FIFA ne soit finalement banni pour « usage d’argent ». Blatter espérait, lui, passer à travers les gouttes jusqu’à la prochaine échéance électorale de 2015, musclant le Comité d’éthique, désignant un expert anti-corruption chargé de rendre un rapport et multipliant la sortie d’affaires pour faire diversion.
 
Le pari a failli être gagnant et pourrait encore l’être même si, ces dernières semaines, le ciel s’est nettement assombri au-dessus de la tête de Blatter. Certaines voix commencent à se faire entendre à l’intérieur de la pourtant pas très courageuse FIFA et celles-ci demandent le départ du « parrain » du ballon rond. Mais rien n’est moins sûr donc. Car Blatter avait déjà été mis en difficultés en 2002 avec la faillite de la société de contrats de droits télés ISL. Soutenu par les représentants du « tiers-monde du football » qu’il sait récompenser, Blatter a réussi à tenir son rang.   
 
Andrew Jennings décrit aussi les liens de consanguinité dans la gestion des droits marketing du foot. La Confédération brésilienne du football, a par exemple, longtemps été dirigée jusqu’en 2010 par Ricardo Teixeira, l‘ancien gendre de Havelange, qui fera razzia sur tout le foot brésilien avec la pègre locale et auquel l’auteur consacre un chapitre entier.
 
Un mode de gestion reproduit par Sepp Blatter dont le neveu, Philippe Blatter, dirige Infront sports media, une société internationale leader dans le marketing sportif et la gestion des droits audiovisuels. Cette société est actionnaire minoritaire, à hauteur de 5%, de Match Services, qui a obtenu l’intégralité des contrats de vente de billets pour tous les événements FIFA jusqu’en 2023… Match Services, qui a été créée en 2002, est directement basée à Zurich, en voisin du siège de la FIFA.
 
La société mère Byrom, elle, aurait une holding sur l’Île de Man et est gérée par les frères mexicains Jaime et Enrique Byrom, deux vieilles connaissances de Blatter, installés luxueusement à Manchester et qui travaillent en partenariat avec la Fifa depuis 1994, au départ en tant que simple tour operator avant de se développer dans la vente de billets d’événements sportifs.
 
Jennings raconte que la vente des tickets pour l’Afrique du Sud a été un fiasco financier (50 millions de dollars de perte) pour les deux businessmen mexicains compte tenu du prix prohibitif des billets. Pour rattraper le coup, ils comptent bien se refaire au Brésil notamment avec la vente des 450 000 « package VIP » (une loge VIP vaudrait autour de 2 millions de dollars). De toutes façons, les deux frères auraient l’habitude d’établir un marché parallèle dans chaque nouveau pays organisateur. En général, c’est ce marché qui fait exploser les tarifs. En 2010, seulement 60% des billets auraient été vendus au prix initial prévu. Avec une profusion de détails, l’auteur accuse les vendeurs officiels d’alimenter eux-mêmes les circuits parallèles et de racketter les supporters, grâce à des amis douteux, et ce avec la bienveillance du président de la FIFA, qui clame pourtant haut et fort combattre le marché noir…
 
Difficile à accepter pour les populations locales. D’autant que les Brésiliens doivent faire, depuis mars 2012, avec la « Lei geral da Copa », une loi imposée par la FIFA à leur pays. Entre autres joyeusetés, celle-ci stipule que porter atteinte à l’image de la FIFA ou à ses sponsors est un crime fédéral ! Ou bien encore que c’en est fini des tarifs réduits au stade…Pendant ce temps-là, selon des estimations, la FIFA devrait engranger un bénéfice de 2 milliards de dollars.anticap-1-mundial493

Source CCR link


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