« La pauvreté n'est pas naturelle »…

Publié le par frico-racing

Au moment ou "les enfoirés" font un tabac sur TF1 pour les resto du coeur (12 millions de spectateurs !), rappeler deux trois vérités ne fait pas de mal...


Idée reçue

Dans ce monde et dans nos sociétés, la pauvreté semble être une fatalité et la richesse l'exception.

En réalité, pourtant, comme le disait Nelson Mandela :

« La pauvreté n'est pas naturelle »…


"La mondialisation ultralibérale", les années 80/90 ont marqué un nouvel approfondissement de l'exploitation du salariat à l'échelle mondiale.

Baisser toujours plus les coûts du travail pour élargir les marges de profits, dégager de nouvelles plus-values, telle est la course sans fin des financiers et des multinationales qui dominent le marché capitaliste mondial.

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L'épisode Grec (résultat de cette course effrenée aux profits), n'est qu'un avant goût de ce qui nous attend tous, si des alternatives anticapitalistes ne prennent pas corps rapidement. 

Depuis les année 70 :

Leur offensive en fait remonte à la fin des années 70, quand la bourgeoisie, confrontée à une baisse du taux de profit, a dû trouver des solutions.

Alors que la concurrence faisait rage sur le marché mondial, elle n'a pu renverser la tendance qu'au prix d'une offensive contre les salariés et les peuples, mettant en œuvre une politique visant à abaisser toujours plus le coût du travail...

Les années Pinochet, Reagan, Tatcher :

Avec la "révolution" conservatrice (l'ultra libéralisme), emmenée par R Reagan, M Tatcher, le développement d'un "salariat pauvre" explose, il est directement le résultat de cette exploitation renforcée (exacerbée sous le régime fasciste de Pinochet au Chili)!

Depuis de crises en krachs, cette fuite en avant semble sans limite, intégrant toujours plus de pays " à bas coût de main d'œuvre ".

Ces quarante dernières années, les multinationales, poussées par la concurrence à outrance sur le marché mondial, ont joué un rôle clé dans la mise en concurrence des travailleurs d'un bout à l'autre de la planète.

La "crise" dite "du pétrole" (1973) a été la justification idéologique de cette politique qui s'est traduite dans les pays industrialisés par les attaques auxquelles les salariés sont confrontés depuis quarante ans : des millions de licenciements, l'aggravation des conditions de travail dans les entreprises pour augmenter la compétitivité des salariés, les attaques contre les droits sociaux et du travail qui ont conduit à la précarisation et à l'exclusion d'une grande partie de la population.

Le scandale de la pauvreté :

Dans le rapport de forces actuel, défavorable aux travailleurs, leur mise en concurrence à l'échelle du monde divise, individualise. Cette politique pèse sur les salaires, mais aussi sur les conditions de travail, les lois et les protections sociales, les droits démocratiques.

Les statistiques officielles viennent de le confirmer : près de 8.5 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté. Tandis que les plus riches (15000 familles) se sont encore enrichis !

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Définition de la pauvreté :

Un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.

Ce seuil habituellement utilisé était de 50 % du niveau de vie médian en France, tandis qu’Eurostat (organisme européen) minore le seuil à 60 % (le plus fréquemment utilisé on comprend pourquoi !).

Le niveau de vie médian coupe la population en deux : autant gagne moins, autant gagne davantage.

Définir la pauvreté est toujours une construction statistique. L’écart entre les seuils de 50 et 60 % le montre bien :

selon ces critères, ce taux de pauvreté va presque du simple au double selon que l’on utilise la première ou la seconde définition.

La pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000.

Depuis 2002, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 760 000 (+ 20 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 678 000 (+ 9 %).

Les taux sont passés respectivement de 6,5 à 7,5 % et de 12,9 à 13,5 %.

Officiellement donc, le seuil de pauvreté est égal à 60 % du niveau de vie médian de la population.

Le niveau de vie médian est de 1 590 euros par mois en 2009, c’est-à-dire que la moitié de la population vit avec plus de 1 590 euros par mois, tous revenus confondus et impôts déduits (revenus d’activité + retraites et pensions + indemnités de chômage + certains revenus du patrimoine + revenus financiers + prestations sociales + prime pour l’emploi, moins impôt sur le revenu – taxe d’habitation – CSG – CRDS) et l’autre moitié avec moins.

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Le seuil de pauvreté est donc calculé à 954 euros mensuels.

Fin août 2011, un rapport de l'Insee tirait en effet la sonnette d'alarme.

Il montrait une augmentation de la pauvreté en France, avec 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 euros par mois, soit 13, 5% de la population.

C'était le cas de 7,8 millions de personnes en 2008.

On mesure ainsi les dégâts causés par le blocage des salaires (depuis 1982), les plans d'austérité et de licenciement qui se sont accumulés ces dernières années.
Les demandes d'aide alimentaire s'accroissent et les associations caritaives sont débordées et de plus en plus sollicitées, Chômeurs (et radiés), précaires, familles mono-parentales, étudiants, jeunes en formation ou en demande d'emploi, travailleurs pauvres (un comble), retraités pauvres notamment.

Baisse du niveau de vie :

Si le nombre de pauvres augmente, les inégalités augmentent aussi : le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes a baissé de 1,1 % en 2009, alors que le niveau de vie des 10 % les plus aisées a augmenté de 0,7 %.

D’autres sources statistiques ont montré sur le passé récent, que c’étaient en fait les revenus très élevés d’une infime minorité qui augmentaient le plus.

L’augmentation de la pauvreté s’explique bien sûr par l’augmentation du chômage et de la précarité, ainsi que par la baisse des salaires réels et retraites, (inflation déduite).

Son corollaire est l’accroissement de la fortune d’une minorité de parasites, (une nouvelle MAFIA) : financiers, grands patrons, actionnaires, qui imposent leur loi au plus grand nombre, avec la complicité du gouvernement à leur solde.

Les ONG :

En fait une tendance lourde et substitutive  aux « carences » de l’ETAT.

Les ONG humanitaires sont nées pour aider des personnes dont les droits ne sont plus respectés par les ETATS...

(sur « l’Action caritative privée », Voir mon article) :

Le caritatif en question !

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Des choix politiques ciblés:

En France 2 millions d'enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté  (source UNICEF).

Depuis son élection, Sarkozy a crée 10 taxes diverses et variés payés par les salariés au profit des millionnaires de notre pays. Celui ci a trouvé des milliards pour sauver les banques mais a laissé la pauvreté s’accroître tout en multipliant les cadeaux au patronat et aux plus riches.

Après la suppression de la taxe professionnelle, le gouvernement fait preuve aujourd’hui d’un cynisme total en annonçant une taxe de 200 millions sur les plus riches, au nom de “l’effort partagé”, après avoir ficelé une réforme fiscale qui rapportera 1,8 milliards d’euros à ces mêmes riches !

Une avalanche de nouvelles taxes :

Outre les augmentation de taxes et impôts existants et "l'impôt policier" (les radars)...impôt sur le revenu, Taxe foncière, Taxe d’Habitation, Contribution Sociale Généralisée, taxes communales, régionales, départementales, sur les frais de justice, les mutuelles, les accidentés du travail, les médicaments, les sodas, tabacs, alcools, la nouvelle TVA à 7% etc…

Et maintenant la TVA sociale  ! Les « pauvres » bien « épongés », la « tonte » va se poursuivre vers les couches moyennes, les cadres et les retraites.

« Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »...

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy avait fait la promesse de « faire reculer la pauvreté d'un tiers au cours du quinquennat »…Aujourd'hui, il recommence dans le mensonge et la démagogie.

Éradiquer la pauvreté :

Comment vivre avec moins de 954 euros par mois ?

En se privant de tout ou presque, chaque jour. Cette situation qui dure et s’aggrave est inacceptable.

Depuis plus de 30 ans, la bourgeoisie ne maintient ses profits qu'au prix de l'offensive qu'elle mène contre les travailleurs et les peuples ?

Elle a au contraire en 15 ans, en France comme dans les autres pays d'Europe, regagné 15 % du PIB au détriment du salariat et...

Ce n'est qu'un début, elle continue le combat....

La bourgeoisie n'est pas en prête de "concéder" quoi que ce soit sans lutte.

C’est le partage des richesses qu’il faut imposer par un changement de société...

Une vraie réforme fiscale.

Ce ne serait que  Récupérer ce que le capital a volé au monde du travail, année après année, entre le début des années quatre-vingt et aujourd’hui.

frico

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Sur la révolution conservatrice :

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TOUTES LES TAXES DE SARKOSY :

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Sur les travailleurs pauvres :

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Sur les classes dites "moyennes" :

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Publié dans Politique et Société

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bob 17/03/2012 13:54

954 € / mois . c'est ce que nous avons mon épouse et moi par mois ( à deux ) !!! nous avons été obligé de vendre la Moto ! fini les balades mais bon , vu le prix des carburants ...