Le changement maintenant ?

Publié le par frico-racing

Plus par rejet de Sarkozy, qu'adhésion au projet Hollande, dix ans après le gouvernement Jospin et dix-sept ans après la fin du mandat de Mitterrand, le PS revient au pouvoir. 

Au delà du style plus « peuple », ce qui convenons en,  nous change de l’autre hystérique , le moins qu'on puisse dire est que Hollande a trés peu promis (60 engagements). Surtout si on compare son programme à celui de Mitterrand en 1981.

Après 5 ans de souffrance, de casse sociale et "Mister Bling" sorti, le changement enfin ?

A peine élu, les problèmes commencent pour celui qui se veut plus "normal" que l’autre agité…(ça, ce n’est pas difficile, l’autre était un vrai danger public).

-Madame Merkel ne veut pas entendre parler de renégociations du traité européen de "stabilité", même en y collant un simple avenant ! ?

-Il y a le peuple Grec, qui refuse à juste raison l’austérité imposée par la "mafia" financière (UE, FMI, BCE etc).

Heureusement l’équivalent de notre front de gauche là-bas, le Syriza (17%), (crédité de 28% ce mois ci)...est passé devant le Pasok (PS Grec), qui a chuté lamentablement à 13,18% en faisant la même politique que la droite. Ca leur apprendra a fricoter avec l’ennemi ! Que cela serve de leçon à Hollande…Comme une sorte d’avertissement ?

Le changement maintenant ?

Du programme à sa mise en œuvre, il y a parfois un gouffre et comme le montrent l’articles ci dessous, pendant les trois périodes où le PS a dirigé le pays, il a doucement, mais sûrement évolué de la social-démocratie vers le social-libéralisme et la gestion loyale du système...

Ce "programme" (minimum) du gouvernement Hollande, loin d'être révolutionnaire, résistera t’il aux intimidations et pressions ? Celles des lobbies (notamment financiers) et "chiens de garde" médiatique*, (Bolloré, Dassault, Bouygue, Vivendi, Rothschild, Lagardère, Arnault, Hersant...) qui ne manqueront pas de tenter d'infléchir les choix gouvernementaux vers leurs intérêts, c’est à dire plus à droite. 

 une-soulcie-48-04Pas d'llusion

Au nom du remboursement de la dette, les classes dirigeantes et mafia financière saignent les peuples d’Europe. En Grèce, bien sûr, mais aussi au Portugal, en Espagne, en Italie, où d’autres plans sont annoncés pour licencier des dizaines de milliers de fonctionnaires, baisser les salaires, les retraites et détruire toute protection sociale.

Pas trop d'illusion, Sarkozy parti, restent les maîtres de l’économie et de la société : le grand patronat, les banquiers, les grands groupes industriels et financiers, qui ont fait la pluie et le beau temps sous la présidence de Sarkozy.

Comme ils l’ont fait sous celle de ses prédécesseurs, et comme ils continueront à le faire sous celle de son successeur si comme en 1981, le peuple reste spectateur et que la paresse citoyenne l'emporte...

En France, le premier budget de l’État est celui des intérêts de la dette : 50 milliards à payer aux banquiers cette année. Comme Zapatero et Papandréou, François Hollande veut « honorer » cette dette, en clair...continuer de nous la faire payer.

frico

A ce propos sur la dette voir :

Audit citoyen de la dette publique

LA DETTE N'EXISTE PAS !


Histoire de programmes 

Naturellement, les différents gouvernements socialistes doivent être jugés principalement en fonction de leur action politique (ce qu’ils ont fait) plutôt qu’en fonction de leur programme électoral (ce qu’ils avaient promis).

Ne serait-ce que parce qu’il y a souvent un gouffre entre les deux…Pour autant, les programmes mis en avant par la gauche avant chacune de ses victoires nous en apprennent beaucoup. Sur l’état des rapports de forces sociaux, d’abord. Et, surtout, sur la longue dérive de la gauche traditionnelle.

-Au début des années 1970, sous l’égide de F. Mitterrand, l’union de la gauche a entamé sa marche vers le pouvoir sur la base du Programme commun de gouvernement, avalisé par le PS, le PCF et le PRG (Parti radical de gauche). Ce document de 146 pages dactylographiées constitue, en quelque sorte, un contrat de gouvernement. Globalement, le Programme commun contient des mesures assez audacieuses en matière de pouvoir d’achat et de droit du travail, ainsi qu’en matière de libertés publiques avec la suppression des dispositifs les plus répressifs (Cour de sûreté de l’État, loi anticasseurs). Par contre, le programme commun se garde bien de remettre en cause les institutions de la 5e République, à commencer par les pouvoirs exorbitants du président de la République…Cependant, le cœur du projet est constitué par un important programme de nationalisations industrielles et bancaires, pour conférer à l’État la maîtrise de l’appareil économique. Le projet trace aussi une perspective plus ambitieuse: «le passage du secteur privé au secteur public des pôles dominants de la production et la mise en place de structures démocratiques de gestion que ce passage permet commanderont la transformation effective de la société et ouvriront la voie au socialisme».

-À partir de 1979, le PCF déclenche une violente polémique contre Mitterrand et le PS, notamment sur le nombre de nationalisations. Mitterrand profite de l’occasion pour s’affranchir définitivement du Programme commun.

-À la présidentielle de 1981, il se présente sur la base des «101 propositions», reprenant certaines mesures du défunt Programme commun, (retraite à 60 ans, abolition de la peine de mort, 5ém semaine de congés...) mais restant discret sur la transformation du système. -Lorsqu’il se représente, en 1988, F. Mitterrand se dispense de tout engagement : pas de programme, pas de propositions! Juste une Lettre à tous les Français, défendant son bilan présidentiel et présentant quelques éléments de sa philosophie politique…

-En 1997, lorsque Chirac dissout l’Assemblée nationale et provoque de nouvelles élections législatives, la gauche renoue avec la tradition: l’acte de naissance de la gauche plurielle est un accord en bonne et due forme, avec un volet électoral (désistements réciproques) et un volet programmatique: réduction du temps de travail (les 35 heures), plan de création de 700000 «emplois jeunes», refus de ratifier le traité européen d’Amsterdam…

-En 2002, Lionel Jospin avait cru bon de préciser: «mon programme n’est pas socialiste». Cela ne lui avait pas porté chance.

-Dix ans plus tard, François Hollande s’est présenté sur la base de 60 propositions, marquées au coin du «réformisme réaliste» qu’il revendique: ne promettre que ce que l’on est sûr de tenir. Et, donc, promettre le moins possible

Sources : François Coustal (NPA)


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Dodds 27/05/2012 13:42

Salut Jean-Claude

On nous rabâche à longueur de journée que la Grèce çi, que l'Italie ça, le Portugal, et patin couffin ...
Et la révolution Islandaise alors ? Rien ! Pas un mot, pas une ligne. Voilà quand même un peuple qui vient de forcer son gouvernement à dégager, et qui à pris des mesures qui permettent au pays de
commencer à se sortir du m..dier. Le problème, c'est que ces mesures sont totalement contraires à celles que préconisent l'UE et consort, celles infligées à la Grèce et qui vont probablement nous
concerner d'ici quelques temps.
Les médias étant inféodés aux partis de gauche, tous Européistes, ne peuvent donc pas faire état de cette réalité, puisque ce serait avouer qu'il existe d'autres solutions que celles imposées par
l'UE, le MES et autre FMI.
Cdlt