Joe Cocker, 1 an déjà

Publié le par frico-racing

Joe Cocker, 1 an déjà

Le 22 décembre 2014, Joe Cocker disparaissait, à 70 ans des suites d’un cancer du poumon.

On doit au moins deux moments définitivement ancrés dans la psyché collective à Joe Cocker.

Le premier se déroulait le dimanche 17 août 1969 à Woodstock, où Cocker et son Grease Band a notamment interprété une version remaniée de With a Little Help From My Friends des Beatles.

De la bondissante chanson originale, il ne restait rien ou presque, emportée par les chœurs soul et des bourrasques de guitares qui semblaient avancer comme l’orage sur le site du festival, emportée surtout par un Joe Cocker que tout le monde ou presque découvrait, en chemise tie and dye de hippie, agité de spasmes impressionnants qui resteront toute sa carrière sa marque de fabrique.joe-cocker-woodstock1969-billboard-650

A l’époque du festival géant, le chanteur britannique a 25 ans et une belle carrière devant lui, qu’il invente sous les yeux de toute une génération, mimant les notes de son guitariste et chantant d’une voix brisée que l’on n’oublie pas.

Skiffle. Le second moment est une scène du film 9 semaines et demi en 1986, dans laquelle, sur un CD d’une modernité alors implacable, Kim Basinger se déhanche pour Mickey Rourke sur You Can Leave Your Hat On. Là encore, la chanson n’appartient pas à Cocker, elle a été écrite et enregistrée par Randy Newman sur son album essentiel Sail Away de 1972, mais Joe Cocker se l’est appropriée comme l’extraordinaire interprète qu’il était, avec ses raclements de gorge secs et son accent du nord de l’Angleterre.

Né en 1944 à Sheffield, John Robert Cocker faisait partie de cette génération de Britanniques élevés au son du rock naissant et surtout du skiffle, un folk nourri de country et de blues qui influença aussi les Beatles et les Rolling Stones.

Comme beaucoup, il monta donc un premier groupe sous un pseudonyme bien américain, Vance Arnold and the Avengers, dont il ne reste qu’un enregistrement.joe-cocker

Puis les années 60 lui tendent les bras lorsqu’il part en tournée américaine avec un autre groupe, The Grease Band, qui a emprunté son nom à une interview du jazzman Jimmy Smith, star du clavier funky, qui décrivait ainsi le cool d’un autre musicien. Le groupe n’a rien de follement original sauf son meneur, qui semble chanter pour les anges qui sont dans sa tête.

Il signe ainsi un contrat avec Denny Cordell, producteur de Procol Harum et The Moody Blues, qui emmène les Grease en tournée américaine et parvient à les faire programmer à Woodstock, l’acte de naissance des années 70. Devant la foule et la désorganisation, les Anglais devront y arriver par hélicoptère mais ne laisseront pas passer leur chance.

Pub rock. Puis, au fil de quelques tubes (You Can Leave Your Hat On, Unchain My heart - encore une chanson piquée en 1987 à un autre, en l’occurrence Ray Charles), la carrière de Joe Cocker sera celle d’un chanteur avant tout britannique, roi du pub rock, un style que l’on a du mal à saisir vu de France mais qui l’a propulsé dans tous les foyers du Royaume-Uni puis d’ailleurs, où sa figure arrondie avec les années avait fini par faire oublier le jeune loup de Woodstock, mais pas cette voix populaire dans le meilleur sens du terme.

Source :

 Sophian FANEN


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