DEPENDANCE, RETRAITE..."L'OR GRIS"

Publié le par frico-racing

Les "industriels" de « l'or gris »

Voici venu le temps de « l'or gris », métaphore des profits juteux du marché de la dépendance. « Le business du cacochyme est devenu au fil des ans presque aussi juteux que le casino de Monte Carlo. Une fois les investissements immobiliers amortis, le taux de rentabilité dépasse facilement les 25% et c’est quand même pas mal » note à ce titre le journaliste Daniel Mermet.

Et ce n’est qu’un début...

Comme pour tous les autres dossiers sociaux,"l'enfumage" gouvernemental est toujours la même : «il est impossible de prendre en charge la dépendance dans les années futures».

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Le secteur de la santé, au sens large, serait "un gouffre financier" quand il est public et devient, comme par miracle, le nouvel eldorado quand il est privé !

Mais l’eldorado pour qui ?

Les nouvelles attaques en cours, contre l'ensemble des services publics (dont celui de la santé) appuyé par les propos d’Alain Minc se demandant s’il est nécessaire que la collectivité s’offre le luxe de soigner les plus vieux alors que ça coûte cher sont propres au «sarkozysme» et à ses représentants.

Les débats, même les plus odieux, pour favoriser l’enrichissement à outrance de certains sont maintenant lancé sur la place publique : «La collectivité nationale doit-elle payer les soins à de vieilles personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et dont l’espérance de vie est réduite?».

Il y a des associations contre différents types de maltraitance, des animaux, de l'environnement etc...mais la première maltraitance n'est elle pas de considérer la personne âgée comme une marchandise au mieux,  au pire comme un déchet a "évacuer" rapidement  ?

Gros sous et maltraitance

Au delà de toutes les difficultés liées à cette situation, ceux qui comme moi, ont eu a accompagner des proches en fin de vie, savent  combien c'est difficile (moralement et matériellement).

Ici comme ailleurs on se heurte au "marché".

Avec des maisons de retraite, dites "médicalisées", à 2000 et 4000€ par mois pour un "service" trop souvent minimum et ou  les intérêts de l'institution priment sur ceux de l'usager accueilli, la maltraitance passive (manque de soins) fait des ravages et les conséquences  sont souvent tragiques pour les personnes âgées. Il s'agit là d'une véritable "non assistance à personne en danger"...par négligence, incompétence et/ou appât du gain).

Une politique pensée, "cohérente" et globale

Tandis que les multinationales pharmaceutiques augmentent leurs profits, la liste des assauts contre le système public s’allonge : déremboursement et franchises pour des médicaments indispensables, pénurie de soins pour les moins aisés, baisse générale de la qualité et de la prise en charge des soins et appareils, forfait à la hausse, laxisme sur les dépassement d’honoraires, destruction programmée du service public de l’hôpital, baisse des cotisations pour les entreprises, augmentation pour les salariés, encouragement à l’assurance privée, fermeture des hôpitaux de proximité, pourtant les plus accessibles aux personnes âgées et aux démunis, rentabilisation supposée des autres.

Exemple récent : en pleine contestation sociale autour de la contre réforme des retraites : la chasse aux médecins qui ont pourtant la décence de ne pas faire supporter au patient le prix d’un simple certificat médical.

La marchandisation et la mondialisation de la santé sont en marche : Partout la dictature des marchés progresse.

On le savait, en France, avec la loi Bachelot, c'est toute la santé qui est dans le collimateur !

La réduction des dépenses sociales et de santé est le leitmotiv à la mode.

La liquidation programmée de la Sécu
On l'a vu, cette contre-réforme s’inscrit dans la continuité de toutes les mesures de casse de la Sécu  et de marchandisation  de la santé :

-Forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, déremboursements  : le taux moyen des remboursements par la branche maladie n’est plus que de 55 % pour les soins de ville et diminue aussi à l’hôpital en raison des forfaits et suppléments, au profit des mutuelles et assurances.
26% des Français disent avoir renoncé à des soins médicaux ces dernières années en raison de leur coût.

La stagnation du plafond des ressources ouvrant droit à des prestations d’allocations familiales écartent du bénéfice des prestations de nombreuses familles.

La très faible revalorisation des prestations et allocations logement aggrave la précarité.

La contre-réforme des retraites est une incitation à souscrire aux fonds de pensions.

Avec les déremboursements de médicaments, la fermeture de lits et de services, d’hôpitaux de proximité, de laboratoires, bientôt, on ne pourra bientôt plus parler de service public de santé.

D’ailleurs le fait que le ministère de la Santé se soit transformé en simple secrétariat d’État doit nous interpeller et nous alerter.

Alors que la dépendance devrait être rattachée à la sécurité sociale et financée par elle, comme une nouvelle vraie branche, les pistes avancées pour la prise en charge de celle ci, suivent la logique de la contre-réforme des retraites :

Dépendance

("ne plus être en capacité d'accomplir trois des cinq actes de la vie courante")*

Le rapport Rosso-Débord préconise de « rendre obligatoire dès 50 ans la souscription d’une assurance des personnes contre la perte d’autonomie auprès de l’établissement labellisé de leur choix : mutuelle, société de prévoyance ou société d’assurance ».
11 millions de personnes auront plus de 75 ans en 2050. Cinq millions ont déjà souscrit une assurance dépendance. Le rapport cite les statistiques des assurances privées : 15 % de la génération atteignant 65 ans et 60 % de celle atteignant 90 ans deviendraient dépendants. Pour les compagnies privées, un vaste marché reste à conquérir !

-Le remboursement par la Sécurité sociale sera minimum.

-L’impôt affecté (CSG) ou une nouvelle « journée de solidarité » se substitueraient au financement par les cotisations sociales.

-À cela s’ajouterait un financement individuel qui pourrait être gagé sur les biens de la personne !
-Enfin, cerise sur le gâteau, le complément nécessaire pourrait alors être assuré par des mutuelles ou des assurances et financiers privées comme Malakoff Mederic (dirigée par le frère Sarkozy, Guillaume) et Axa qui sont déjà en embuscade pour la retraite par capitalisation.
En fait, la prise en charge de la dépendance serait supportée par les salariés et leurs familles seules...
Sarkozy, Fillon et son gouvernement de « combat », comme il l’a lui-même qualifié, annoncent très clairement qu’ils veulent continuer de favoriser la finance en faisant payer toujours plus la majorité de la population.

frico

 

* définition dépendance

Ne plus être en mesure d'assumer seul :

 -l’hygiène corporelle (se laver, brosser ses dents, laver ses cheveux, entretenir sa barbe et ses ongles et se rendre aux toilettes),

-la nutrition (manger et boire),

-la mobilité (s’habiller, se déshabiller, se lever, se coucher, se déplacer dans la maison, entrer et sortir de son logement, monter et descendre les escaliers).

Il faut savoir, que ces organismes (à but lucratif le plus souvent, ou gérés comme tel) ne paient en réalité, qu'en cas de dépendance lourde  donc en réalité trés rarement...Cette incapacité étant prise en charge par la sécu (soins palliatifs à l'hôpital).

Le projet de loi qui obligera bientôt tout un chacun à cotiser tient de l'escroquerie.

En effet, dans la majorité des cas les ayants droits versent à fonds perdus.


Toutes mes vidéos sur:

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Publié dans Politique et Société

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