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La France perd son triple A

Publié le par frico-racing

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L’économie réelle est basée sur la création de richesses par des personnes (en majorité des salariés) qui se lèvent le matin pour les créer. « La valeur accordée à une agence de notation qui défend l'imaginaire d'une économie ou des sociétés basées sur la valeur des biens que peuvent posséder une partie de la population (biens axés sur la plus valu de leurs actions, et qui ne sont pas le fruit d'une adéquation entre la production réelle et l'envie d'un rendement vrai) n'est en définitive qu'une pure arnaque. »

Voir aussi mon article :  

Triple A...Agences de notation : Leur dire MERDE !


A force d’être attendu, l’agence Standard & Poor’s a donc fait tomber le verdict qui n’étonne plus personne :

Plus de Triple A pour la dette publique française.

La France est éjectée du club fermé (16 pays dans le monde, dont 6 en Europe jusqu’à ce vendredi 13 janvier).

La France n'est pas seule à subir ce sort :

Standard & Poor's a abaissé vendredi la note des dettes souveraines de neuf pays de la zone euro.

Deux Etats perdent leur triple A, la France et l'Autriche.

Cinq d'entre eux voient leur note dégradée d'un cran, (France, Autriche, Malte, Slovaquie et Slovénie) et les quatre autres, Espagne, Italie, Portugal et Chypre, de deux crans.

Pour Thomas Chalumeau, auteur d’une note de la fondation Terra Nova, « une dégradation « officielle » de la note de la France, qui plus est de deux crans (à terme ?), comme il est possible, constituerait une étape décisive d'un mouvement de réajustement à la hausse du risque français.

Ce réajustement pourrait atteindre rapidement jusqu’à 1% d’intérêt supplémentaire (100 points de base).

Dans cette hypothèse, réaliste, les taux pourraient se rapprocher, à 4 %, voire plus, des niveaux de taux appliqués à l’Espagne (5,4 %) ou à l’Italie (6,7 %). »

Et là le coût de la dette prendrait une trajectoire ascendante : « L’impact de ce point d’intérêt supplémentaire sur nos charges d’intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l’ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros annuels à l’horizon de 12 à 18 mois, avant d’atteindre possiblement près de 15 milliards d’euros par an à l’horizon 2017 ans, une fois répercuté sur l’ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de 5 ans. 15 milliards, soit l’équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l’agriculture, des affaires étrangères, de l’écologie et des transports…»

La solution :

comparer les dépenses des États à leurs recettes au lieu de les comparer au PIB ou à la hauteur de la tour Effel.

Réduire les dépenses mais pas celles qui font que les perdants du système arrivent à trouver quand même supportable la vie qui leur est faite.

Augmenter les recettes, en supprimant dans un premier temps les cadeaux faits aux riches et en leur demandant de mettre la main à la poche s’ils veulent encore sauver le système qui les a rendus si riches.

Parce que le château de cartes qui s’écroule en ce moment, c’est bien eux qui l’ont voulu et bâti.

Le pacte financier européen,  appelé aussi « règle d’or » qu’ils veulent inscrire dans la constitution est la « réponse » qu’ils ont inventé pour tenter de sauver le système qui craque de partout.

Qu'exige le pacte de stabilité ?

Que le taux de croissance de la nation soit supérieur au taux moyen (en réalité pondéré par le calcul de la durée) auquel un État emprunte.

Donc un pays qui emprunte à du 2% doit avoir une croissance supérieure à 2%, à 3%, supérieure à 3%…à 7%, supérieure à 7%… On va donc entendre les sirènes de la rigueur.

La tentation de « récupérer le triple A de la France » va se poser.

Et la plongée rapide dans l’austérité, pour rétablir les comptes publics le plus rapidement possible, sur le modèle de l’Espagne, en réduisant les dépenses, par exemple de protection sociales (on entend déjà des voies pour désindexer les pensions de retraites…) et en augmentant les impôts « lourds », comme la CSG et la TVA.

Un point de CSG, fait revenir 20 milliards dans les caisses de l’Etat, un point de TVA (taux normal), 6,4 milliards…

C’est le choix de l’ajustement sur le dos des salariés, des retraités et des chômeurs...

La TVA « sociale » envisagée pour faire de nouveaux cadeaux au patronat, serait utilisée aussi pour réduire le déficit public.

Une autre Europe serait possible mais cela demande déjà de sortir de celle-là.

Les citoyens ne veulent plus cautionner cette construction européenne qui prive le peuple français de tous ses droits démocratiques constitutionnels !

On comprend mieux pourquoi VGE avait tenté de substituer la constitution européenne à la nôtre.

L'euro a plus que du plomb dans l'aile et pourrait bien disparaître et cette Europe avec ?

Cette nouvelle crise financière doit donc être le moment de tout repenser pour tout reconstruire sur d’autres bases.

Une autre Europe est possible, celle des peuples et non celle des marchés financiers.

Il est urgent de sortir de cette Europe anti-démocratique, non pas pour s’isoler mais pour construire un projet commun basé sur le partenariat et la concertation collective en laissant la liberté aux peuples souverains d’adhérer ou pas à cette nouvelle philosophie qui placerait l'homme au centre.

Une Europe orientée réellement vers le progrès humain deviendrait à nouveau attractive pour les peuples européens et le reste du monde aussi.

frico

 

sources :

Mariane, Bellaciao, Médiapart, Le citoyen engagé, Rue 89.

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Publié dans Politique et Société

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