Gilets Jaunes : Macron déchaine la répression !

Publié le par frico-racing

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Gilets Jaunes : Macron déchaine la répression !
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Gilets Jaunes : Macron déchaine la répression !

"Profondément pacifiste, un évêque catholique brésilien, Hélder Câmara, auteur d’un essai qui fit date au début des années 1970, Spirale de la violence, sut parfaitement résumer cette bien-pensance destinée à immobiliser le présent en fermant la porte du futur.

« Il y a trois sortes de violence, écrivait-il. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième, qui la tue. »

Face à sa contestation dans la rue, tout pouvoir sera enclin à affirmer que la seule violence légitime est celle de l’État et de ses forces de police. Mais cette revendication d’un monopole étatique de la violence n’est défendable qu’à condition qu’elle soit accompagnée d’une défense intraitable de l’État de droit, c’est-à-dire de droits individuels et collectifs, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation, opposables par les citoyen·ne·s à l’État qui les bafoue, les piétine ou les réprime. De ce point de vue, la pédagogie de ce pouvoir est totalement déséquilibrée, assumant une radicalisation sans précédent du maintien de l’ordre sans, jamais, l’accompagner d’un seul mot pour en condamner les excès, sans une seule consigne pour la réfréner, sans une seule précaution pour la modérer."

Gilets Jaunes : Macron déchaine la répression !

Le degré atteint par les violences policières et par la répression judiciaire inédite  que subit le mouvement des Gilets jaunes (comme l’a dénoncé par exemple Amnesty International), est sans précédent depuis Pétain....

« C'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde ». Ainsi, le président a parlé. Pour la « concorde », en l’absence de réponses politiques conséquentes aux revendications sociales et démocratiques des Gilets jaunes, on repassera... Un peu partout dans le pays, les violences policières ont fait des mortEs et des dizaines de  blesséEs graves : des tirs de flash-balls ou de grenades de désencerclement arrachent des mains, crèvent des yeux, brisent des mâchoires… Bref, ils blessent, mutilent, des personnes qui, ne font rien d'autre que de manifester pacifiquement. Des matraquages en règle ont lieu contre des manifestantEs isoléEs, et à terre, se multiplient.

Si l’on ajoute à cela les nombreuses violences policières contre les lycéenEs et l’humiliation infligée aux élèves de Mantes-la-Jolie, on est amené à conclure que la répression policière constitue (avec ses médiats aux ordres) l'outil majeur auquel a recours Emmanuel Macron et son gouvernement contre la contestation sociale justifiée et salutaire dont ils font l’objet. L’achat par le pouvoir d’un stock énorme de grenades lacrymogènes, et l’acquisition récente de 450 lanceurs de flash-balls multi-coups et de 1280 nouveaux lanceurs mono-coups, montrent bien que la violence et la répression voulues par le gouvernement sont appelées à s’aggraver dans un proche avenir.

A cela s'ajoute les "arrestations préventives", (héritage de Sarkozy), qui permet de placer en garde à vue sur simple présomption. Les chiffres sont délirants : entre le 17 novembre et le 17 décembre 4750 personnes ont été placées en garde à vue (dont 3 003 en régions), sur ce nombre 3747 subissent des poursuites judiciaires, dont 697 en comparution immédiates, qui ont abouti à l’emprisonnement de 216 personnes (190 en régions).

La dictature en MARCHE ?

Lors de son intervention au journal de 20h sur TF1, le 7 janvier, Edouard Philippe a promis la fermeté de l’État face à la nouvelle mobilisation des GJ du 12 janvier. Le locataire de Matignon a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité lors de la prochaine mobilisation des Gilets jaunes avec 80 000 membres des forces de l'ordre, soit 1,6 policier par Gilet jaune en cas de mobilisation similaire à la précédente, (selon 'les chiffres" du ministère de l'Intérieur). Une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les soit disants «casseurs» a en outre été annoncée, ainsi que la création d’un fichier spécial afin de leur interdire l'accès aux manifestations...

En l’absence de réponses concrètes aux revendications, les Gilets jaunes n’auront droit qu’à la méthode autoritaire, celle de la répression la plus féroce !

Complices ou résistants ?

Ils iront jusqu'au bout. Plus aucun doute n'est permis sur les intentions du gouvernement français. La finance préfère la dictature et celle-ci s'installe de façon claire et précise pour permettre la destruction de la nation, la dissolution des citoyens dans un ensemble de consommateurs/producteurs muets et domptés à coup de flash-ball et de grenades. Certains appellent aujourd'hui à ouvrir le feu sur la foule : "...qu'ils se servent de leurs armes !" s'écrit Luc Ferry, appelant les policiers à commettre l'irréparable

Parallèlement à cela, la grande majorité du mouvement syndical n’a pas voulu ou su se mettre en marche au côté des Gilets jaunes, et pousser l’avantage, non seulement pour mettre en avant des revendications professionnelles, mais surtout pour créer le rapport de forces permettant de faire aboutir les revendications générales sur les salaires (indexation, augmentation générale), la suppression du CICE, le rétablissement de l'ISF. C’est pourtant cette action conjointe pour les salaires et faire plier Macron dans sa politique au service des capitalistes et de la finance qui est toujours à l’ordre du jour, et ce dès ces premières semaines de janvier. 

Si les conditions sont toujours présentes, avec la prolongation des actions des Gilets jaunes,  la convergence ne pourra venir que par en bas, comme elle a commencé à se réaliser dans de nombreuses manifestations dans les villes, et dans l’investissement de militantEs du mouvement social et syndical parmi les Gilets jaunes... Ceux qui s'en tiennent au silence se rendent coupables et responsables des violences qui pourraient venir dans l'escalade qu'a choisit le gouvernement.

Chacun porte une responsabilité dans la mort possible de manifestants et de policiers qui prennent ensembles des risques considérables dans l'arène dessinée par le pouvoir sous nos yeux désormais conscients, donc complices ou résistants...Choisi ton camp CAMARADE !

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Commenter cet article

44mobilisation 09/01/2019 22:28

Quand on pense que parallèlement à cette répression sans précédent depuis des décennies par son ampleur et sa violence les sinistres amateurs fantaisistes qui gouvernent la France envisagent très sérieusement d'organiser un "grand débat national" on reste interdit,abasourdi face à tant de mauvaiseté et d'imbécilité.En effet,avec le plus grand sérieux,ce gouvernement fantoche demande aux citoyens et citoyennes de ce pays d'adresser leurs doléances à leurs maîtres afin que ces derniers en prennent connaissance comme durant la période prérévolutionnaire.Il faut rappeler aux ignares qui prétendent "diriger" notre pays que la France n'est plus une monarchie et que nous ne sommes pas sujets de sa majesté.C'est pourquoi le "grand débat national" annoncé avec fracas et au moyen d'une grotesque médiatisation peut d'ores et déjà être considéré comme une énième tentative d'enfumage pour faire diversion,pour gagner du temps.La prévisible pantalonnade qui se profile ne peut en aucun cas se substituer à une réelle consultation des Français dans les urnes (référendum)sur la politique économique et sociale menée par ce gouvernement et les précédents.Dans le cas contraire les contestations s’étendront au point de paralyser le pays.Sans cette mobilisation massive ce gouvernement autoritaire dont la légitimité est de plus en plus sujette à caution (réellement soutenu par 6 % des votants selon un récent sondage !) continuera à imposer par la force ses « réformes » réactionnaires et nocives dont le peuple ne veut pas.